L’ACD n’est pas toujours évidente
Une histoire d’ACD et de cétones racontée par Amanda P, de l’Ontario

Le 27 juillet 2025, notre vie a changé à jamais.
Pendant près d’un an avant cette journée-là, notre douce fille de 7 ans (à l’époque) menait en silence un combat que personne ne pouvait vraiment voir. Il y avait des signes — des jambes tremblantes qui la faisaient trébucher, des problèmes de vision qui l’effrayaient, une fatigue qui semblait trop lourde pour une si petite fille. Nous avons cherché des réponses encore et encore, soulevant chaque symptôme, chaque inquiétude. Comme elle souffrait aussi d’anxiété, on nous disait que la plupart de ces signes y étaient probablement liés.
Tout juste un mois avant que tout n’arrive, elle avait même commencé un nouveau médicament, et plusieurs de ses symptômes étaient attribués à des effets secondaires ou à l’anxiété plutôt qu’à quelque chose de bien plus grave qui se passait dans son petit corps.
Mais son corps essayait de nous dire quelque chose depuis le début.

Au moment où nous l’avons amenée d’urgence à l’hôpital, elle était gravement malade. Elle était en acidocétose diabétique — l’ACD — causée par un diabète de type 1 non diagnostiqué. Elle était si malade ce jour-là, et en y repensant aujourd’hui, c’est terrifiant de réaliser à quel point nous avons failli la perdre. Nous sommes vraiment arrivés juste à temps.
Cette journée est gravée dans mon cœur pour toujours. La peur. La confusion. Le bruit des moniteurs. Voir les médecins et les infirmières s’affairer rapidement autour de ma petite fille tout en essayant de rester forte pour elle. Entendre les mots « diabète de type 1 » a changé notre vie en un instant.
Mais s’il y a une chose plus forte que la peur de cette journée-là, c’est bien sa force.
À travers chaque piqûre, chaque alarme de moniteur, chaque changement bouleversant, elle a fait face avec un courage qui dépasse largement son âge. Même effrayée, même épuisée, elle continue d’avancer. Elle sourit devant des situations que bien des adultes auraient du mal à affronter. Elle a appris à tous ceux qui l’entourent ce à quoi ressemble le vrai courage.
Le 27 juillet restera toujours le jour qui a changé notre vie — mais c’est aussi le jour où nous avons pu la garder auprès de nous.
Et pour cela, je serai éternellement reconnaissante.


