La maladie est un moment à haut risque pour l’ACD
Une histoire d’ACD et de cétones racontée par Diane D, de l’Ontario
J’ai eu un seul épisode d’ACD au cours des 49 années depuis mon diagnostic initial de DT1.
Mon mari et moi sommes allés souper au restaurant. Je me souviens avoir mangé du poulet que je n’avais pas vraiment aimé. J’étais toujours prudente avec ce que je mangeais. Je devais faire des piqûres au doigt pour déterminer ma glycémie, et à l’époque, je prenais une insuline à action rapide mélangée à une insuline à action lente, deux fois par jour.
Pendant la nuit, j’ai commencé à me sentir malade. Je vomissais et je n’arrivais pas à garder d’eau. Je croyais avoir une intoxication alimentaire. J’ai dû appeler pour dire que j’étais malade. J’ai continué à me sentir mal. J’ai continué à prendre mon insuline parce que ma glycémie augmentait, même si je ne pouvais ni manger ni boire.
Après deux jours à la maison, j’ai commencé à faire des rêves étranges. J’étais extrêmement déshydratée. Mon mari est rentré du travail et je lui ai dit que je me transformais en stégosaure. Je pinçais la peau de mon bras et je formais des crêtes qui me rappelaient le dos d’un dinosaure. Mon mari a appelé un médecin, qui est venu me voir. Il a insisté pour que j’aille à l’hôpital. Mes parents m’y ont conduite. L’infirmière au triage m’a fait entrer immédiatement pour un traitement. On m’a mise sous soluté intraveineux et on a demandé à ma mère de continuer à me parler pour me garder consciente. J’ai été admise au département d’endocrinologie et installée dans un lit. J’étais si faible qu’il fallait me soulever.
J’ai passé la nuit à être soulevée pour utiliser un bassin hygiénique et à recevoir des liquides intraveineux. Ma glycémie était vérifiée presque toutes les heures.
Au matin, je me sentais bien mieux, mais j’ai dû rester à l’hôpital jusqu’à ce que je puisse manger et boire sans nausée.
Il m’a fallu environ un mois après mon congé pour me sentir aussi énergique et en santé qu’avant mon épisode d’ACD. Ce fut l’une des pires expériences de ma vie!
Aujourd’hui, j’ai une pompe et un SGC. Chaque fois que ma glycémie est élevée pour une raison ou une autre, j’utilise un glucomètre qui mesure aussi mes cétones. J’ai eu la chance d’avoir une excellente gestion de mon diabète. Cela demande du travail et un peu de résistance à la tentation, mais tout vaut mieux que l’expérience que j’ai vécue il y a tant d’années.
Je ne le souhaiterais à personne.
Mon endocrinologue s’assure que je sais comment gérer les journées de maladie. Si je ne me sens pas bien, je m’assure que mes lectures de glycémie sont normales. Je reste hydratée peu importe à quel point je me sens mal. Heureusement, je n’ai pas eu d’autre épisode d’ACD et j’espère ne jamais en avoir un autre.

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Cette infographie est fournie gracieuseté du Dr Bruce Perkins (Institut de recherche Lunenfeld-Tanenbaum, Sinai Health) et a été développée avec des collaborateurs, dont des personnes vivant avec le diabète.
