
De gauche à droite: Lara Green et Lauren Germain, membres du personnel de Percée DT1, ainsi que Justice Maki-Chambers et Roslynn Baird, administratrice des services à la clientèle et Godrihwasido (Cayuga « Surveillant »), directrice générale d’IDHC.
Percée DT1 Canada s’associe à l’Indigenous Diabetes Health Circle (IDHC) grâce à une subvention communautaire pour aider à satisfaire un besoin de la communauté du DT1 chez les Autochtones du Canada.
Cette subvention contribuera à financer le développement de ressources communautaires destinées aux personnes autochtones du Canada atteintes de DT1.
Percée DT1 a eu l’occasion de s’entretenir avec Justice Maki-Chambers, pour savoir comment le projet dont elle est responsable a vu le jour et sera déployé afin de renforcer le soutien et d’améliorer les résultats en matière de santé pour les communautés du DT1 chez les Autochtones du Canada.
Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vous-même ?
Je m’appelle Justice Maki-Chambers et je travaille depuis environ trois ans comme responsable de la santé oculaire à l’IDHC. Notre programme de santé oculaire est axé sur des approches culturellement adaptées au dépistage de la rétinopathie diabétique auprès des communautés autochtones, en partenariat avec Réadaptation en déficience visuelle Canada (RDVC). Sur le plan personnel, j’ai reçu un diagnostic de DT1 à l’âge de 16 ans, il y a presque 10 ans. Comme pour la plupart des personnes, j’avais beaucoup de mal à m’adapter. Ce diagnostic a suscité mon intérêt pour l’éducation sur le diabète et la santé communautaire. Une grande partie de mon travail consiste à établir des relations, à encourager l’autodétermination dans le domaine de la santé et à m’assurer que les personnes disposent des outils nécessaires pour rester en bonne santé.
Comment s’est fait votre engagement auprès de l’IDHC ?
Pendant mes études en santé publique à l’Université Brock, je passais souvent devant le siège social de l’IDHC en me rendant au campus ou en en revenant. Je me rappelle m’être dit : « Un jour, j’y travaillerai. ». Des années plus tard, alors que mes études touchaient à leur fin et que je devais effectuer un stage, j’ai cherché à savoir s’il y avait un poste vacant. Heureusement pour moi, c’était le cas. J’ai d’abord obtenu un emploi contractuel au sein de l’équipe du service à la clientèle, puis un poste permanent dans le cadre du programme de dépistage des troubles oculaires. J’admire depuis longtemps l’engagement de l’IDHC envers la prévention et la gestion du diabète, le bien-être holistique et l’éducation sur la santé fondée sur la culture. Je suis fière de faire désormais partie de cette organisation. C’est une leçon d’humilité que de contribuer à un milieu où tout le monde travaille d’arrache-pied pour améliorer le bien-être des Autochtones et apporter des changements importants et durables.
Expliquez-nous un peu plus en détail comment l’IDHC prévoit utiliser la subvention communautaire pour satisfaire les besoins des communautés autochtones aux prises avec le diabète au Canada.
L’IDHC dispose de nombreuses ressources sur le diabète de type 2, le prédiabète et le diabète gestationnel. Bien que ces ressources puissent également être utiles aux personnes atteintes de DT1, il existe néanmoins des différences importantes à prendre en compte. Nous souhaitons apporter le même soutien aux personnes autochtones atteintes de DT1. Nous avons également reçu un nombre élevé de demandes de formation spécifique sur le DT1 en raison d’une augmentation du taux de diagnostics de DT1 au cours des dernières années.
Grâce à cette subvention communautaire, nous avons mis en place un comité composé d’Autochtones ayant vécu et aimé cette expérience pour guider le projet. Nous avons lancé un appel à d’autres personnes atteintes de DT1 ou qui prennent soin d’une personne atteinte de DT1 pour que notre comité puisse s’entretenir avec elles et déterminer quelles ressources seraient réellement utiles. À l’issue des entretiens et des sondages, nous nous servirons de leurs contenus comme guide pour créer ladite ressource. Nous espérons ainsi créer des ressources fondées sur la culture, accessibles, pratiques et inspirées par la communauté pour mieux aider les personnes autochtones atteintes de DT1 ainsi que leurs familles.
Avez-vous un autre message à partager avec la communauté canadienne du DT1 ?
Comme nous le savons tous, le fait d’être atteint de DT1 signifie qu’il faut constamment s’adapter, apprendre et se battre pour soi-même ainsi que pour les autres membres de la communauté du DT1. Cet engagement ne passe pas inaperçu. Le parcours de chaque personne atteinte de DT1 est légèrement différent, mais au final, nous méritons tous et toutes des soins qui respectent notre identité, nos origines et nos forces. Nous méritons de pouvoir accéder à des ressources qui s’adaptent à notre parcours, à la compréhension et au soutien nécessaires. Chi Miigwech (merci) à toutes les personnes atteintes de diabète qui se sont battues pour obtenir ces ressources et ces avancées destinées à améliorer notre vie. Merci également à toutes les personnes qui prendront la relève pour poursuivre ce travail important.
Des sondages visant à fournir des informations sur l’élaboration de ces nouveaux documents et ressources sont accessibles ci-dessous (uniquement en anglais) :
Sondage destiné aux personnes autochtones atteintes de DT1 et de leurs aidant.e.s naturel.le.s
https://soadi.wufoo.com/forms/s1nee8th050bbl5/
Sondage destiné aux agent.e.s de santé communautaire et aux fournisseurs de soins de santé qui s’occupent des patient.e.s autochtones atteint.e.s de DT1









Pour les familles qui viennent de recevoir le diagnostic, l’apprentissage du calcul des glucides et des besoins en insuline peut s’avérer difficile au début, mais à force de s’exercer, la tâche devient plus facile avec le temps. Même pour les personnes qui vivent avec le DT1 depuis des décennies, la teneur en sucre ou en glucides de certains aliments peut varier en fonction de la marque ou d’un changement dans le produit.
Une version gratuite est offerte ainsi qu’une version payante comprenant davantage de fonctionnalités. L’application est compatible avec iOS et Android. 






