Le 8 octobre 2025, Percée DT1 Canada a tenu un sommet virtuel pour son Programme subventions communautaires pour la santé mentale et le diabète de type 1 (DT1) de 2023, réunissant les responsables de projets, les membres de la communauté, les donateurs, les bénévoles, le personnel et les conseillers de tout le pays. L’événement a permis de partager, de célébrer et de réfléchir à l’impact de cette première série de subventions, tout en mettant en lumière les façons novatrices dont les organismes abordent la santé mentale dans le contexte du DT1.
Un résumé vidéo du Sommet peut être visionné ici :
Lancé dans le cadre de laStratégie pour la santé mentale de Percée DT1, ce programme soutient des organismes partout au Canada qui développent des approches communautaires pour améliorer la santé mentale et le bien-être des personnes touchées par le DT1. Cinq projets exceptionnels appuyés dans le cadre de cette première série de subventions ont été présentés lors du Sommet :
Connected in Motion – Combler les lacunes : intégration de la santé mentale dans la programmation Slipstream 2024 (en anglais seulement) Connected in Motion a introduit un volet dédié à la santé mentale dans ses retraites Slipstream et ses rencontres virtuelles. Cette initiative a permis aux adultes vivant avec le DT1 d’aborder des sujets comme l’épuisement, l’image corporelle et la planification familiale dans des espaces sûrs et bienveillants. Plus de 300 participant·e·s ont pris part aux programmes de 2024, démontrant la valeur d’intégrer le soutien en santé mentale dans les expériences communautaires. Connected in Motion a introduit un volet dédié à la santé mentale dans ses retraites Slipstream et ses rencontres virtuelles. Cette initiative a permis aux adultes vivant avec le DT1 d’aborder des sujets comme l’épuisement, l’image corporelle et la planification familiale dans des espaces sûrs et bienveillants. Plus de 300 participant·e·s ont pris part aux programmes de 2024, démontrant la valeur d’intégrer le soutien en santé mentale dans les expériences communautaires.
Pineapple Therapy et Edmonton Diabetes & High Risk Foot Clinic – CuriosiT1D : S’intéresser au diabète et à la santé mentale Grâce au soutien de Percée DT1, l’équipe a pu créer CuriosiT1D, un cours en ligne autodirigé pour les adultes vivant avec le DT1, comprenant des vidéos et des outils pratiques fondés sur la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT). Le contenu aide à normaliser des défis fréquents tels que l’anxiété et l’épuisement, tout en proposant des stratégies pour mieux gérer les émotions. Les participant·e·s ont indiqué que le cours leur avait offert des outils utiles pour composer avec les pensées difficiles, une meilleure compréhension du lien entre santé mentale et diabète, et un certain soulagement face au sentiment de surcharge.
Université de Montréal – Bien dans ma tête avec le diabète Ce projet a produit de courtes vidéos dynamiques en français, combinant expériences vécues et expertise clinique sur la santé mentale dans le contexte du DT1. À la fois humoristiques et accessibles, ces vidéos visent à réduire la stigmatisation, à susciter des conversations et à offrir des ressources fiables. La série sera lancée en novembre 2025, et une version anglaise est prévue par la suite.
Université McGill et Gold Bug Interactive – La bande dessinée Le plan de match Le plan de match est une bande dessinée numérique destinée aux enfants et aux jeunes, illustrant les réalités émotionnelles de l’adaptation et de la vie avec le DT1. Créée à partir d’entrevues et d’expériences vécues, elle a été perçue comme puissante et réconfortante : plusieurs lecteurs ont affirmé qu’elle les avait aidés à se sentir moins isolés et plus optimistes. Le projet démontre visuellement comment la narration peut devenir un outil transformateur de soutien en santé mentale.
Langs – Renforcer la résilience des familles touchées par le DT1 grâce aux programmes de santé mentale autonomisants (en anglais seulement) Langs, un centre communautaire offrant des services de santé et de soutien social dans le sud de l’Ontario, a développé et animé une série de nouveaux programmes familiaux et communautaires, incluant des groupes d’art-thérapie, des événements de soutien par les pairs et des activités extérieures. Ces initiatives ont permis aux familles de renforcer leur résilience, d’améliorer leur confiance et de tisser des liens significatifs. Les commentaires des participant·e·s ont souligné l’importance d’avoir accès à des espaces sûrs et solidaires pour partager et apprendre ensemble. a développé et animé une série de nouveaux programmes familiaux et communautaires, incluant des groupes d’art-thérapie, des événements de soutien par les pairs et des activités extérieures. Ces initiatives ont permis aux familles de renforcer leur résilience, d’améliorer leur confiance et de tisser des liens significatifs. Les commentaires des participant·e·s ont souligné l’importance d’avoir accès à des espaces sûrs et solidaires pour partager et apprendre ensemble.
Tout au long du Sommet, un thème central s’est dégagé : le pouvoir de la communauté et des liens dans l’approche de la santé mentale liée au DT1. Les participant·e·s ont exprimé leur reconnaissance envers la créativité et le courage des projets — l’un d’eux a souligné que « même changer le cours de la vie d’une seule personne en vaut la peine », tandis qu’un autre a insisté sur le fait que ces initiatives « aideront à briser l’isolement et à rappeler aux gens qu’ils ne sont pas seuls ».
« Le succès de notre premier programme de subventions communautaires pour la santé mentale et le DT1 témoigne de ce qu’il est possible d’accomplir lorsqu’on investit dans l’innovation portée par la communauté », a déclaré la Dre Sarah Linklater, cheffe scientifique de Percée DT1 Canada. « Nous sommes inspirés par le courage et la créativité dont ont fait preuve les bénéficiaires, ainsi que par l’impact précoce de leurs projets. Nous demeurons résolument engagés à renforcer les soutiens en santé mentale pour la communauté du DT1 dans les années à venir », a-t-elle ajouté.
Alors que Percée DT1 Canada se tourne vers l’avenir, nous restons déterminés à investir dans des programmes qui placent la santé mentale et le bien-être au cœur du soutien aux personnes vivant avec le DT1. Le succès de cette première ronde de subventions démontre tout ce qu’il est possible de réaliser lorsque l’expertise communautaire, l’expérience vécue et la collaboration s’unissent — et ce n’est qu’un début. Nous avons le plaisir d’annoncer qu’une nouvelle série de subventions communautaires pour la santé mentale et le DT1 est maintenant lancée, poursuivant notre engagement à élargir les ressources et le soutien offerts à la communauté du DT1. Nous avons hâte de partager, en 2026, les projets que ce programme appuiera à son tour.
Avec l’arrivée du temps plus froid vient aussi la saison du rhume et de la grippe. Personne n’aime être malade, mais pour les personnes vivant avec le diabète de type 1 (DT1), il y a des précautions supplémentaires à prendre.
Toute maladie met le corps à rude épreuve, et celui-ci libère des hormones et des anticorps pour combattre l’infection. Chez une personne atteinte de DT1, ces hormones peuvent perturber la glycémie et la façon dont le corps métabolise l’insuline administrée.
Avoir une liste de vérification prête à l’avance et facile à consulter peut aider à atténuer certaines des difficultés supplémentaires liées au rhume et à la grippe lorsqu’on vit avec le DT1.
Lors d’un rhume ou d’une grippe, assurez-vous de :
vérifier régulièrement votre glycémie
rester bien hydraté·e
continuer à manger, même si votre appétit est faible
garder du glucagon à portée de main pour les urgences
avoir des médicaments contre la nausée sous la main
consulter votre équipe de soins si votre état ne s’améliore pas
Surveillez étroitement votre glycémie et vos cétones
Lorsque vous êtes malade, il faut surveiller votre glycémie et vos cétones plus souvent que d’habitude. Vérifiez votre système de surveillance du glucose en continu (SGC) si vous en avez un, ou faites des tests au doigt fréquents. Il peut être nécessaire d’administrer une dose supplémentaire d’insuline pour faire baisser une glycémie élevée.
Des taux élevés de cétones apparaissent souvent lorsque la glycémie est haute. Cela peut indiquer que votre corps utilise les graisses et les muscles comme source d’énergie plutôt que le sucre. Soyez attentif·ve à la présence de cétones, car des taux très élevés peuvent entraîner une acidocétose diabétique (ACD), une complication grave qui nécessite une prise en charge médicale immédiate et peut être mortelle si elle n’est pas traitée.
Les médicaments peuvent aussi influencer la glycémie
De nombreux médicaments en vente libre peuvent affecter la glycémie.
Faites attention à la teneur en sucre des sirops contre la toux ou choisissez des versions sans sucre. Les décongestionnants utilisés pour soulager le nez bouché peuvent faire grimper la glycémie. Une alternative consiste à utiliser un vaporisateur nasal salin.
L’acétaminophène, souvent pris pour réduire la fièvre ou les courbatures causées par un rhume ou une grippe, peut fausser ou empêcher les lectures des SGC et être toxique pour le foie et les reins s’il est pris trop souvent ou en trop grande quantité. Toute personne ayant des complications rénales devrait consulter son professionnel·le de la santé avant d’en prendre. L’ibuprofène peut stimuler la libération d’insuline et augmenter le risque d’hypoglycémie (glycémie basse). L’aspirine, en grande quantité, peut faire baisser la glycémie.
Manger et boire lorsqu’on est malade
Quand vous êtes malade et que vous n’avez pas beaucoup d’appétit, il est bon d’avoir sous la main des aliments faciles à digérer. Des craquelins, de la compote de pommes non sucrée ou du yogourt sont généralement bien tolérés. Si nécessaire, prenez un médicament contre la nausée pour vous aider à manger. Il est aussi important de rester bien hydraté·e. Si vous avez de la difficulté à avaler à cause d’un mal de gorge, optez pour des liquides contenant des calories, comme un smoothie, une soupe ou un bouillon.
Soyez prêt·e à toute éventualité ou urgence
Travaillez avec votre équipe de soins du diabète pour établir un plan de gestion du DT1 lorsque vous êtes malade. Gardez toujours du glucagon d’urgence à portée de main pour traiter les hypoglycémies sévères et assurez-vous de savoir comment l’utiliser.
Ayez les numéros de téléphone de votre ou vos médecins (y compris les coordonnées pour les soirs, fins de semaine et jours fériés) à portée de main au cas où vous présenteriez les symptômes suivants :
vomissements ou diarrhée pendant plus de six heures
difficulté à respirer
fièvre persistante après quelques jours
taux élevés de cétones
incapacité à garder de la nourriture ou des liquides et hypoglycémie persistante
Si vous devez vous rendre à l’urgence, il est très important de mentionner que vous vivez avec le DT1. Pensez à porter un bracelet MedicAlert ou à enregistrer des informations sur votre DT1 dans votre téléphone pour qu’elles soient facilement accessibles.
La prévention demeure la meilleure défense
Prévenir la maladie est toujours l’option idéale. Recevoir votre vaccin annuel contre la grippe ou la COVID peut aider à réduire les risques de formes graves. Vous pouvez aussi envisager de porter un masque pendant la saison du rhume et de la grippe dans les lieux très fréquentés ou dans les transports en commun. Priorisez le sommeil et l’hydratation, lavez-vous les mains souvent et évitez de vous toucher le visage.
Personne n’aime être malade, mais une bonne préparation — et surtout le repos et le temps nécessaires pour bien récupérer — peuvent rendre cette période beaucoup plus facile à traverser.
Les thérapies cellulaires pour le diabète de type 1 (DT1) arrivent. Ces thérapies consistent à remplacer les cellules bêta détruites par de nouvelles cellules capables de produire de l’insuline et de les protéger afin qu’elles puissent fonctionner à long terme. Les thérapies cellulaires sont des produits complexes : plusieurs d’entre elles utilisent des cellules dérivées de cellules souches, certaines comportent des modifications génétiques et/ou un dispositif d’implantation destiné à les protéger. En plus de la complexité de ces produits, leur implantation chirurgicale exige qu’elles soient administrées dans un établissement bien équipé par une équipe de soins formée.
Elles ne ressemblent ni aux médicaments traditionnels ni aux dispositifs médicaux classiques. Leur complexité fait en sorte que les systèmes actuels de réglementation, de remboursement et de prestation de soins de santé du Canada ne sont peut-être pas adaptés pour les intégrer. Alors que les premières thérapies cellulaires pour le DT1 approchent l’étape de l’approbation réglementaire, nous devons agir dès maintenant pour préparer nos systèmes. Les recherches et les essais cliniques révèlent des résultats de plus en plus prometteurs, démontrant que ces thérapies peuvent offrir des bénéfices transformateurs aux personnes vivant avec la maladie.
Consciente de cette urgence, Percée DT1 Canada, le Réseau de cellules souches et Shift Health (en anglais seulement) ont organisé en juin 2025 un atelier de deux jours intitulé Preparing Canada’s Health System for Regenerative Medicines and Advanced Therapeutics: Cell Therapies for Type 1 Diabetes. Cet événement a réuni plus de 30 participant·e·s de divers secteurs — chercheur·e·s, clinicien·ne·s, expert·e·s en bioproduction, personnes vivant avec le DT1, représentant·e·s de l’industrie, bailleurs de fonds, payeurs, ainsi que des représentant·e·s de Santé Canada et de l’Agence canadienne des médicaments — afin d’identifier les obstacles et de co-créer des solutions concrètes pour accélérer la préparation du Canada aux thérapies cellulaires pour le DT1. Comme le décrit le rapport complet (en anglais seulement), l’atelier s’est concentré sur cinq domaines clés :
1. Traduire la recherche en traitements concrets. Un financement insuffisant, le manque de soutien à la commercialisation et le manque de clarté sur les normes de fabrication des thérapies cellulaires pour le DT1 ont été identifiés comme des obstacles majeurs. Parmi les solutions proposées, le groupe a convenu que l’action la plus efficace et réalisable serait de démontrer la valeur globale des thérapies cellulaires pour le DT1 — y compris leurs retombées socioéconomiques — afin d’accroître le financement de la recherche et des activités connexes.
2. Approbation et évaluation réglementaires. Les processus réglementaires sont complexes, difficiles à naviguer et manquent de modèles économiques capables de bien saisir l’impact des thérapies cellulaires. De plus, les décisions et évaluations réglementaires ne tiennent pas toujours compte de ce qui importe le plus aux personnes vivant avec le DT1. Pour surmonter ces obstacles, il sera essentiel de créer des mécanismes permettant aux innovateurs de naviguer dans les étapes réglementaires et d’intégrer la voix des personnes atteintes tout au long du processus.
3. Couverture des nouveaux traitements. Les modèles de remboursement du Canada ne sont pas conçus pour des produits complexes comme les thérapies cellulaires. Pour garantir l’accès à ces traitements, les fabricants et les payeurs doivent collaborer dès le début afin de partager des données probantes solides sur les thérapies cellulaires, incluant une compréhension complète des besoins non comblés de la communauté du DT1, et d’explorer de nouveaux modèles de remboursement adaptés aux thérapies cellulaires.
4. Offrir les thérapies cellulaires dans les systèmes de santé canadiens. Peu d’hôpitaux au Canada sont actuellement prêts à administrer des thérapies cellulaires pour le DT1, les équipes de soins doivent recevoir une formation spécialisée, et la sensibilisation du public demeure limitée. Une solution clé consiste à établir des centres d’excellence stratégiquement situés — des pôles où des équipes formées pourraient offrir des soins, un accompagnement et un suivi coordonnés aux patient·e·s recevant ces traitements.
5. Lutter contre la désinformation et les fausses informations. Des récits trompeurs, souvent amplifiés par les médias, peuvent fausser la perception du public sur la sécurité et l’efficacité de ces traitements, et alimenter la méfiance envers une thérapie pourtant prometteuse pour les bons candidats. Une communication claire, précise et accessible sur les thérapies cellulaires pour le DT1 est essentielle pour renforcer la compréhension et la confiance au sein de la communauté du DT1 et du grand public.
Comme l’a souligné cet atelier canadien, plusieurs défis demeurent pour que les personnes vivant avec le DT1 au Canada et ailleurs puissent accéder aux thérapies cellulaires. Les surmonter exigera une collaboration entre plusieurs domaines : recherche, essais cliniques, réglementation, remboursement et adoption clinique. Pour répondre à ce besoin d’action concertée, Percée DT1 a lancé l’an dernier une initiative mondiale appelée Project ACT (Accelerating Cell Therapies) – notre plan d’action pour accélérer de façon spectaculaire le développement et l’accès aux thérapies cellulaires pour les personnes atteintes de DT1 partout dans le monde.
Le Canada est le berceau de la découverte de l’insuline et du protocole d’Edmonton, qui a révolutionné la greffe de cellules des îlots pancréatiques. Ce legs, combiné à l’expertise canadienne en matière de thérapies cellulaires, positionne notre pays comme un acteur clé du succès de Project ACT. Pour concrétiser ce potentiel, nous devons continuer à investir, à innover, à sensibiliser et à rassembler les partenaires. Avec votre soutien, nous pourrons permettre à un plus grand nombre de personnes vivant avec le DT1 d’avoir accès à ces thérapies transformatrices et nous rapprocher des thérapies de guérison pour le DT1.
Des salles de conseil aux projecteurs, quatre piliers du milieu des affaires torontois sont montés sur scène pour soutenir Percée DT1 Canada.
Le 23 octobre 2025, quatre grandes figures du monde des affaires canadien sont montées sur scène au centre-ville de Toronto, en Ontario, pour soutenir Percée DT1 Canada et contribuer à accélérer les percées dans la recherche sur le diabète de type 1 (DT1).
Ils ont amassé la somme incroyable de 4,4 millions, battant le record de collecte de fonds de l’événement!
Humour Me est un gala-bénéfice humoristique emblématique qui a généré plus de 25 millions de dollars pour des causes remarquables au cours des 15 dernières années. Organisé par la David Goodman Youth Community Trust et présenté en 2025 par Brookfield, Humour Me revisite le concept du spectacle d’humour traditionnel en réunissant des humoristes professionnels et des personnalités influentes du monde des affaires pour des performances inoubliables.
Ugo Bizzarri (associé directeur et chef de la direction, Hazelview Investments), Brad Dunkley (cofondateur et chef des placements, Waratah Capital Advisors Ltd), Andrew Oliver (président et chef de la direction, Oliver & Bonacini (O&B) Hospitality) et Lori Pearson (vice-présidente, Brookfield Corporation) ont livré des numéros originaux dans l’espoir de décrocher le titre du « comique amateur le plus drôle », tout en amassant des fonds essentiels pour soutenir la Campagne pour accélérer de 100 millions $ de Percée DT1.
Félicitations à Brad Dunkley qui a remporté le titre de comique amateur le plus drôle et reçu le très convoité trophée Baba Mary — nommé en hommage à la grand-mère du fondateur de l’événement, David Goodman.
Leur prestation était suivie de celle de la tête d’affiche, Jeremy Hotz. Humoriste canadien de renommée internationale, Jeremy Hotz se démarque par son style unique, mélange d’observations fines et de confusion comique. Avec des tournées à guichets fermés au Canada et des prestations aux États-Unis, en Europe et en Australie, il continue de captiver le public par son humour original et percutant.
« Nous sommes extrêmement reconnaissants envers nos humoristes et envers David Goodman pour leur soutien à la communauté du DT1 », déclare Jessica Diniz, présidente et cheffe de la direction de Percée DT1 Canada. « Ugo, Brad, Andrew et Lori sont des leaders à tous les niveaux, et le courage dont ils ont fait preuve en sortant de leur zone de confort illustre leur engagement exceptionnel à faire progresser la recherche la plus prometteuse vers des thérapies de guérison du DT1. »
Le DT1 est une maladie auto-immune chronique qui touche près de 300 000 personnes au Canada. Les personnes atteintes de DT1 doivent s’administrer de l’insuline quotidiennement pour rester en vie. Et même avec une gestion rigoureuse, il existe un risque de complications à long terme telles que l’insuffisance rénale, la cécité, l’amputation ou même la mort.
« Humour Me demeure déterminé à recueillir des fonds pour soutenir des organismes comme Percée DT1 Canada, qui offrent des services essentiels à la population canadienne. Au fil des ans, nous avons amassé près de 29 millions de dollars pour des organismes à but non lucratif et des groupes communautaires exceptionnels qui changent véritablement des vies.
Nous sommes ravis de pouvoir aider les Canadien·ne·s vivant avec le DT1 et de faire avancer des recherches cruciales qui nous rapprochent d’une thérapie de guérison. Je tiens à remercier nos bénévoles, humoristes, entraîneurs et juges pour leur temps et leurs efforts, qui ont permis de créer une soirée remplie de plaisir, de rires et d’amitié au profit de cette belle cause. Et un merci tout particulier à nos courageux participants qui sont sortis de leur zone de confort et ont établi un record de collecte pour cet événement », déclare David Goodman, fondateur et chef de la direction de Humour Me.
« Ma fille a reçu son diagnostic de diabète de type 1 il y a plus de 20 ans. Le diabète ne prend jamais de pause, et la gestion constante et les complications ne disparaîtront pas tant qu’une thérapie de guérison n’existera pas. Si ma tentative de numéro d’humour peut contribuer, d’une façon ou d’une autre, à nous rapprocher de ce jour, alors je suis prête à sortir de ma zone de confort, car rien n’est confortable dans le DT1. Je suis honorée que Brookfield, mon employeur, continue de soutenir mon engagement auprès de Percée DT1 et parraine la soirée », explique Lori Pearson.
« J’adore l’humour et la comédie. Une des raisons pour lesquelles je participe, c’est que je veux montrer à mes proches qu’il est possible de relever un défi amusant et effrayant à la fois, surtout quand cela rassemble les gens autour d’une bonne cause », explique Brad Dunkley.
« Quand Jenn m’a demandé de participer, je n’ai pas pu dire non. Croyez-moi, j’ai essayé. Je suis tellement reconnaissant envers mes collègues et ami·e·s pour leur incroyable générosité. La recherche avance à une vitesse folle — rien à voir avec l’époque où j’ai connu Jenn, il y a 30 ans, alors qu’une thérapie de guérison semblait impossible. Je n’ai certainement pas d’avenir dans la comédie, mais c’est un investissement dans l’avenir de Jenn et de tant d’autres », explique Ugo Bizzari.
« Le jour où ma sœur Vanessa a reçu un diagnostic de diabète de type 1 a changé la vie de notre famille à jamais. C’est aussi le jour où mon père, Peter, a juré de tout faire pour aider à trouver des thérapies de guérison pour cette maladie présente 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 — et il a tenu parole, en lançant des idées de collecte de fonds audacieuses et en amassant des millions pour la recherche pendant plus de 30 ans. Mon père et ma sœur sont mes inspirations. Même si je ne sais pas ce que c’est que de vivre avec le diabète, livrer un numéro d’humour devant des milliers de personnes et recueillir des fonds pour Percée DT1 sont deux façons d’honorer l’héritage de mon père et d’aider à trouver une thérapie de guérison pour ma sœur », explique Andrew Oliver.
Les fonds amassés grâce à Humour Me soutiendront la Campagne pour accélérer de 100 millions $ de Percée DT1 Canada, une initiative de 100 millions de dollars qui finance les recherches les plus prometteuses sur les thérapies de guérison et soutient des programmes qui améliorent la vie des personnes atteintes dès aujourd’hui, notamment l’accès à la technologie du diabète et aux services de santé mentale.
Un immense merci encore à nos commanditaires, bénévoles, juges, humoristes et à toute l’équipe de Humour Me pour avoir offert une soirée empreinte d’inspiration, de rires et d’esprit communautaire.
Lorsque nous avons lancé la Campagne pour accélérer de 100 millions $, nous voulions maximiser chaque dollar donné pour en tirer le plus grand impact possible. Grâce au Partenariat pour vaincre le diabète Percée DT1-IRSC, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) égalent chaque don, dollar pour dollar, doublant ainsi la portée des recherches sur le diabète de type 1 (DT1) pouvant être financées.
Tout au long de la campagne, des donateurs et donatrices généreux se sont manifestés, nous permettant d’obtenir encore plus de financement. L’un de nos incroyables alliés, John Cammett, s’est engagé à égaler tous les dons majeurs destinés à la recherche sur les thérapies de guérison, dans le cadre du partenariat avec les IRSC, jusqu’à concurrence de 2 millions de dollars, et ce, jusqu’à la fin de novembre 2025. Les IRSC égaleront les contributions de John et les vôtres, créant ainsi un effet multiplicateur pouvant aller jusqu’à 4 fois l’impact pour les Canadien·ne·s vivant avec le DT1.
« Comme bien des personnes atteintes du DT1, mon objectif est de pouvoir retirer ma pompe à insuline pour toujours », explique John, qui vit avec le DT1 depuis l’âge de 32 ans, tout comme sa mère qui a reçu le même diagnostic au même âge.
John soutient Breakthrough T1D International depuis longtemps et est devenu un bailleur de fonds visionnaire du Breakthrough T1D Barbara Dewey Cammett Center of Excellence in New England après avoir rencontré le chercheur Dr Douglas Melton, un pionnier de la recherche sur les cellules souches, lors d’un événement de l’Université Harvard. John a gardé contact avec le Dr Melton et a ensuite rencontré plusieurs chercheuses et chercheurs financés par Percée DT1, constatant de ses propres yeux comment chaque équipe apportait une pièce essentielle au puzzle de la guérison.
Les docteurs Melton et Timothy Kieffer (Université de la Colombie-Britannique) sont deux pionniers de la recherche sur les cellules souches. En 2014, ils ont découvert simultanément, grâce au financement des donateurs de Percée DT1, le potentiel des cellules souches à devenir des cellules bêta productrices d’insuline. Le Dr Melton a fondé la société Semma Therapeutics pour poursuivre ses travaux, tandis que le Dr Kieffer et l’UBC ont accordé une licence sur leurs cellules à ViaCyte pour les premiers essais cliniques. Vertex Pharmaceuticals a ensuite acquis Semma (2019) et ViaCyte (2022) afin de constituer un programme solide sur le DT1. L’essai clinique en cours mené par Vertex donne déjà des résultats encourageants, tandis que le Dr Kieffer poursuit l’optimisation des îlots dérivés de cellules souches grâce au financement des donateurs de Percée DT1 , en les concevant de manière à réduire les coûts de production et à en accroître l’accessibilité et la disponibilité.
« Notre objectif est de développer des thérapies de guérison du diabète de type 1 fabriquées au Canada, abordables et accessibles, qui perpétuent l’histoire du Canada d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de diabète partout dans le monde », déclare le Dr Kieffer.
Les dons majeurs effectués dans le cadre du match 4x de John Cammett soutiendront les travaux du Dr Kieffer, ainsi que les projets dirigés par :
Percée DT1 Canada exprime sa plus profonde gratitude à John Cammett et à tous les donateurs qui rendent ces recherches possibles et nous rapprochent plus que jamais de l’objectif de notre Campagne pour accélérer de 100 millions $ (il reste 14 millions $ à amasser) – et surtout, de thérapies de guérison du DT1.
« Percée DT1 a la passion et les antécédents pour réaliser sa mission, soit faire progresser les thérapies de guérison du diabète de type 1 », déclare John. « Le facteur le plus déterminant entre l’échec et la réussite, c’est un bon leadership. J’ai confiance que Percée DT1 sera le chef de file mondial dans le développement de thérapies de guérison qui profiteront à tous ceux et celles qui en ont besoin. »
Pour en savoir plus ou pour faire un don majeur qui sera multiplié par quatre, veuillez contactez: Kim Lacombe
Pour de nombreuses familles qui viennent d’apprendre qu’elles sont atteintes du diabète de type 1 (DT1), la fête d’Halloween peut sembler insurmontable – une fête centrée sur les bonbons alors que vous devez maintenant apprendre à compter les glucides et penser à la nutrition. Cependant, avec les bons outils et les bonnes connaissances, l’Halloween peut et doit être tout aussi amusant pour votre enfant.
Voici quelques conseils utiles pour passer une fête d’Halloween sans frayeur pour les personnes atteintes de DT1!
Faites un plan
Planifiez à l’avance pour simplifier cette fête qui peut parfois sembler difficile à gérer. Il est important de s’assurer que les enseignants, les voisins et les tuteurs temporaires savent comment gérer l’abondance de collations et d’excitation. Voici certaines choses qu’ils doivent savoir :
La quantité de bonbons que vous êtes à l’aise de laisser consommer à votre enfant.
La façon dont vous comptez gérer les doses d’insuline en fonction du niveau d’activité, des mesures de la glycémie et des friandises.
Les aliments qu’il doit éviter, en particulier si votre enfant souffre d’allergies alimentaires ou d’une intolérance au gluten.
Les symptômes de l’hypoglycémie et de l’hyperglycémie et comment les traiter.
Votre enfant n’a peut-être pas l’habitude de passer ses soirées dehors à courir de maison en maison. Voici quelques conseils pour assurer le bon déroulement de la récolte de bonbons :
L’activité et l’excitation qui entourent la chasse aux bonbons peuvent provoquer une hypoglycémie. Demandez à votre équipe soignante en diabète de fixer un débit de base temporaire plus bas pour tenir compte de l’exercice nocturne supplémentaire.
Les températures plus fraîches peuvent contribuer à l’hypoglycémie. Quel que soit le type de costume, veillez à ce que votre enfant reste au chaud.
Quelle que soit la complexité du costume, les pompes et les systèmes de surveillance du glucose en continu (SGC) doivent être facilement accessibles. Trouvez un endroit pour la pompe à insuline et le SGC de votre enfant sous son costume. Il existe une variété de produits conçus pour tenir les fournitures et l’équipement des liés au DT1 afin de faciliter les sorties pour tout le monde.
Ayez un plan pour la consommation des bonbons et d’autres aliments pendant la récolte de bonbons.
Faites un inventaire! Les bonbons consommés en cachette pourraient expliquer les taux de glycémie élevés le jour de l’Halloween. Toutes ces friandises peuvent être tentantes.
Alternatives aux friandises d’Halloween
Les personnes atteintes de DT1 devraient profiter des friandises d’Halloween, mais c’est aussi l’occasion de faire preuve de créativité!
Gardez des bonbons pour traiter les niveaux de glycémie faibles. Les bonbons dont l’ingrédient principal est le dextrose, comme les Skittles, sont excellents pour faire monter rapidement la glycémie. Les bonbons à forte teneur en matières grasses, comme les barres de chocolat, ne sont pas idéaux pour traiter les niveaux de glycémie faibles.
Transformez une partie de la montagne de bonbons de votre enfant en « monnaie » qu’il pourra utiliser pour « acheter » un livre, un jouet, du temps sur l’ordinateur ou une autre activité amusante. Vous pouvez faire don de ces bonbons non consommés, donc c’est une situation gagnante pour tous.
Donnez au prochain! Les banques alimentaires et les groupes luttant contre la faim acceptent souvent les dons de bonbons.
Amusez-vous! L’Halloween devrait être une fête pour tous les enfants, y compris ceux atteints de DT1. Nous espérons que ces conseils et astuces vous permettront de passer un moment agréable en famille en cet Halloween!
Cet événement annuel est l’un des plus grands congrès sur le diabète au monde. Le personnel de Percée DT1, nos partenaires et les chercheurs financés y ont participé pour présenter de nouvelles données, échanger et demeurer à l’affût des plus récents développements sur le diabète de type 1 (DT1) et sur la voie vers les thérapies de guérison.
L’EASD 2025 a permis de présenter les dernières avancées en matière de thérapies de remplacement des cellules bêta, d’insulines intelligentes, de dépistage et de détection précoce, ainsi que de diversification et d’inclusion accrues dans les essais cliniques auprès de l’ensemble de la communauté du DT1.
Mises à jour sur les thérapies de remplacement des cellules bêta
Les cellules productrices d’insuline (appelées cellules bêta) sont détruites par le système immunitaire dans le diabète de type 1 (DT1). Trouver des moyens de les remplacer et de les faire à nouveau produire de l’insuline est l’une des voies les plus prometteuses vers les thérapies de guérison. Plusieurs thérapies de remplacement de cellules bêta ont été discutées à l’EASD, allant des recherches préliminaires aux essais cliniques chez l’humain.
L’essai FORWARD de Vertex portant sur le zimislecel (anciennement VX-880) est actuellement le plus avancé des essais de remplacement d’îlots dérivés de cellules souches. Les résultats des 12 premières personnes suivies pendant un an montrent qu’elles n’ont plus besoin d’insuline (0 unité à un an contre une moyenne de 36 unités au départ), avec des améliorations marquées du temps dans la cible glycémique (95 % à un an contre 56 % au départ) et de l’HbA1c (5,9 % à un an contre 7,4 % au départ).
Percée DT1 soutient le travail de Doug Melton, Ph.D. (États-Unis) depuis des décennies — ses cellules bêta créées en laboratoire sont désormais développées par Vertex, grâce à des subventions de recherche et à un investissement du Fonds DT1, un fonds de capital-risque de Percée DT1. Nous avons hâte de découvrir les résultats à la fin de l’essai de phase 1/2/3 dans les prochains mois.
La Dre Maria Nostro, Ph.D. (Toronto, ON), chercheuse financée par Percée DT1 Canada, a également présenté sa stratégie de protection des cellules bêta à l’aide de macrophages. Les macrophages sont un type de globules blancs dont on sait maintenant qu’ils sont présents dans le pancréas en développement. L’idée est que les macrophages puissent être implantés avec les cellules bêta lors d’une greffe d’îlots, afin d’aider à protéger et à vasculariser ces cellules. Cette recherche est encore préclinique, mais elle représente une autre tentative prometteuse pour protéger ces cellules.
Adocia (France) a présenté des données précliniques sur un dispositif implantable appelé AdoShell, contenant des cellules bêta productrices d’insuline et ne nécessitant pas d’immunosuppression. L’entreprise cherche actuellement du financement pour son premier essai clinique sur l’humain prévu en 2026.
Allarta (Ontario, Canada), financée par Breakthrough T1D International, a aussi présenté des résultats précliniques sur des solutions implantables conçues pour échapper au système immunitaire et remplacer l’insuline chez les personnes vivant avec le DT1. Leur conception unique a été testée sur des modèles animaux, avec des résultats initiaux prometteurs. L’entreprise a indiqué que ses produits sont évolutifs et qu’il existe une voie claire vers une utilisation clinique.
Orizuru Therapeutics (Japon) a présenté des données sur sa thérapie cellulaire expérimentale composée d’îlots humains fabriqués à partir de cellules adultes reprogrammées en cellules précurseures, puis en îlots. Il s’agit de l’une des premières thérapies cellulaires pour le DT1 dérivées de cellules adultes reprogrammées, et cette thérapie se prête à une production à grande échelle. Plus tôt cette année, ces cellules ont été implantées chez une personne atteinte de DT1 sous forme de multiples « feuillets » dans la paroi abdominale. Orizuru prévoit partager les résultats au cours des prochains mois.
Détection précoce et protection des cellules bêta
L’un des sujets majeurs de discussion à l’EASD portait sur l’importance du dépistage précoce du DT1. Les présentateurs ont abordé les avantages, les risques et les méthodes de dépistage du DT1, les personnes à dépister et la fréquence du dépistage, ainsi que la façon de communiquer efficacement les résultats. Au Canada, DépisterCan DT1est un consortium de recherche sur le dépistage financé par Percée DT1 et les IRSC, qui vise à étudier le dépistage à l’échelle de la population. Les avantages du dépistage incluent la prévention de l’acidocétose diabétique (ACD) au moment du diagnostic, le temps de se préparer au diagnostic, le contrôle précoce de l’hyperglycémie pouvant réduire le risque de complications, ainsi que la possibilité de retarder la progression grâce à des thérapies approuvées ou expérimentales dans le cadre d’essais cliniques.
Les thérapies modificatrices de la maladie sont celles qui changent le cours de sa progression, y compris les traitements administrés aux stades précoces du DT1 pour retarder ou prévenir son apparition. Tzield (teplizumab), récemment approuvé par Santé Canada, est le seul médicament biologique autorisé par les organismes de réglementation pouvant retarder l’apparition du DT1 clinique d’environ deux ans.
Les thérapies expérimentales présentées à l’EASD comprennent
Globuline antithymocyte (ATG) (en anglais seulement) : Les résultats de l’étude MELD-ATG ont été présentés par la Dre Chantal Mathieu, M.D., Ph.D. (Belgique). Cette thérapie, couramment utilisée lors de transplantations d’organes, a été étudiée à faible dose chez des personnes âgées de 5 à 25 ans nouvellement diagnostiquées avec un DT1. Les participant·e·s ayant reçu une faible dose d’ATG ont présenté des niveaux de peptide C significativement plus élevés (un indicateur de la fonction des cellules bêta) pendant la période de traitement comparativement au groupe placebo. Cela s’accompagnait de niveaux d’HbA1c plus bas.
Baricitinib : L’essai BANDIT, mené en Australie et financé par Percée DT1, avait présenté l’an dernier des résultats initiaux très prometteurs et a présenté à l’EASD des données mises à jour sur deux ans. Chez des personnes âgées de 10 à 30 ans récemment diagnostiquées avec un DT1, le baricitinib (administré par voie orale pendant 48 semaines) a amélioré les niveaux de peptide C comparativement au placebo au suivi d’un an. Lorsque le traitement a été interrompu, les niveaux de peptide C ont diminué et les besoins en insuline ont augmenté, démontrant une progression du DT1 sans traitement continu. Cela justifie la nécessité d’autres études portant sur des traitements de plus longue durée, d’autant plus que le médicament est administré par voie orale et bien toléré.
Verapamil : L’essai Ver-a-T1D, mené à travers l’Europe, a présenté des résultats sur l’utilisation du vérapamil, un médicament couramment prescrit pour l’hypertension, afin de préserver les cellules bêta chez des personnes nouvellement diagnostiquées âgées de 18 à 44 ans. Malgré certaines études cliniques initiales suggérant qu’il pourrait protéger les cellules bêta, les résultats de l’étude Ver-a-T1D n’ont montré aucune amélioration significative du peptide C, de la dose d’insuline ou des mesures du SGC dans le groupe vérapamil comparativement au groupe placebo. Cependant, le vérapamil continue d’être étudié comme un candidat très prometteur pour réduire le stress des cellules bêta lorsqu’il est combiné à des thérapies immunomodulatrices modifiant la maladie (comme les trois mentionnées ci-dessus) afin d’atténuer l’attaque auto-immune.
Puisque l’ATG, le baricitinib et le vérapamil sont déjà approuvés pour des usages autres que le DT1, ils pourraient représenter des thérapies de prévention rentables pour les stades précoces du DT1.
Nouvelles insulines orales et intelligentes
De nouvelles insulines sont en cours de développement afin de mieux reproduire l’action naturelle de l’insuline chez une personne non atteinte de DT1. Celles-ci incluent à la fois des insulines orales et des insulines à action plus rapide.
Le Dr Nicholas Hunt (Australie) a présenté les premières recherches sur le difficile sujet de l’insuline orale. Les résultats initiaux d’essais menés sur divers modèles animaux ont montré un effet dépendant de la dose, avec un faible risque d’hypoglycémie. L’entreprise prévoit passer à un essai clinique de phase 1 sur l’humain l’an prochain en Australie.
Le Dr Matt Webber (États-Unis) a présenté des travaux sur les insulines à action rapide. Il étudie actuellement des insulines « intelligentes » qui agissent plus vite et réagissent à la présence de glucose. Ces insulines formeraient des « dépôts » sous la peau et deviendraient solubles en présence de glucose. Leur utilisation dans le DT1 pose toutefois certains défis, car leur durée d’action, pouvant atteindre une semaine, augmenterait le risque d’hypoglycémie. Grâce à un financement du Type 1 Diabetes Grand Challenge (en anglais seulement), il poursuivra ses recherches afin de mettre au point une insuline à prise unique quotidienne pour les personnes atteintes de DT1, ce qui offrirait une plus grande liberté et une gestion plus flexible du diabète.
Améliorer la diversité et l’inclusion dans les essais cliniques sur le DT1
Des données ont été présentées mettant en lumière le manque de diversité et d’inclusion dans les essais cliniques sur le diabète de type 1 (DT1) à l’échelle mondiale. L’analyse des recherches actuelles sur la maladie rénale chronique (MRC) liée au diabète a révélé que la majorité des participants étaient de race blanche d’origine caucasienne, ce qui ne reflète pas la population actuelle.
Daniel Newman (R.-U.), ancien membre du personnel de Breakthrough T1D au Royaume-Uni, a offert son point de vue en tant qu’homme noir vivant avec le DT1. Il a parlé de la détresse qu’il a vécue face au diabète et du sentiment d’être sous-représenté dans la recherche sur le DT1. Il a souligné que la recherche s’adresse à tout le monde et que la représentation compte.
Lancement de nouvelles lignes directrices de l’EASD sur la détresse liée au diabète
La détresse liée au diabète est définie comme une gamme de réponses émotionnelles à la vie avec et à la gestion du diabète. Les symptômes peuvent inclure le fait de se sentir submergé par le fardeau de la gestion du diabète; la peur et les inquiétudes concernant les complications ou l’expérience d’une hypoglycémie sévère; vous sentir vaincu, découragé ou épuisé lorsque vous n’atteignez pas vos cibles de glycémie malgré tous vos efforts pour les gérer.
Il est important de reconnaître que la détresse liée au diabète n’est pas la même chose qu’une dépression clinique. Elle peut être une réaction fréquente au fait de vivre avec une maladie chronique. La ligne directrice de l’EASD vise à aider les fournisseurs de soins primaires et autres cliniciens à mieux soutenir leurs patients touchés par la détresse liée au diabète.
Elle comprend des recommandations précises à l’intention des professionnels de la santé concernant l’évaluation et la prise en charge régulières de la détresse liée au diabète chez les adultes atteints, notamment l’utilisation d’outils validés pour l’identifier et le recours à un soutien spécialisé lorsque nécessaire. Ces lignes directrices contribueront à mieux uniformiser les soins liés à la détresse diabétique dans divers milieux de soins. Elles pourraient aussi aider les personnes vivant avec le DT1 à mieux défendre leurs intérêts auprès de leurs fournisseurs de soins.
Percée DT1 Canada reconnaît depuis longtemps la nécessité d’une approche globale des soins du DT1 qui inclut la santé mentale et une meilleure compréhension de la détresse liée au diabète, et se réjouit de voir cette question mise de l’avant lors de la conférence de l’EASD.
Progrès dans la technologie du DT1
Des entreprises de technologie du diabète du monde entier ont participé à la conférence de l’EASD pour présenter leurs nouvelles innovations visant à faciliter la gestion du diabète de type 1 (DT1).
Abbot Laboratories a présenté de nouvelles recherches sur son moniteur continu de cétones (CKM), qui sera intégré à ses modèles de systèmes de surveillance du glucose en continu (SGC). En plus de mesurer le glucose sanguin, il est important de mesurer les cétones sanguines chez les personnes vivant avec le DT1. Si le taux de cétones devient trop élevé, cela peut entraîner une complication potentiellement mortelle appelée acidocétose diabétique (ACD).
Il s’agirait du tout premier appareil du genre permettant aux personnes vivant avec le diabète de surveiller en continu à la fois le glucose et les cétones à l’aide d’un seul capteur. Cet appareil pourrait redéfinir les soins pour les personnes diabétiques à risque de développer une ACD. L’entreprise prévoit demander l’approbation réglementaire de cet appareil une fois les essais cliniques terminés.
AccuCheck a présenté des données sur un modèle de SGC prédictif. Cela signifie que le SGC peut estimer le niveau de glucose sanguin futur (jusqu’à deux heures à l’avance) et collaborer avec une pompe à insuline pour ajuster les taux. Il dispose aussi d’une fonction de prédiction d’hypoglycémie et d’une alerte spécifique pour la nuit. Ces fonctions pourraient aider à réduire considérablement le risque d’hypoglycémie pour les utilisateurs.
Ces appareils ne sont pas encore approuvés ni disponibles sur le marché canadien, mais nous fournirons des mises à jour dès qu’ils le seront.
La voie vers des systèmes entièrement automatisés de délivrance d’insuline en boucle fermée
Les systèmes hybrides en boucle fermée (HCL) ou de délivrance automatisée d’insuline (AID) utilisent un système de surveillance du glucose en continu (SGC) jumelé à une pompe à insuline pour ajuster l’administration d’insuline en fonction des taux de glucose en temps réel. Ces systèmes nécessitent encore une annonce des repas et des activités physiques. Ils ont été recommandés pour toutes les personnes vivant avec le DT1 dans les récentes Lignes directrices de pratique clinique de Diabète Canada.
Bien que ces dispositifs puissent transformer la vie des personnes atteintes du DT1, leur utilisation peut demeurer exigeante et les systèmes entièrement en boucle fermée ne sont pas encore largement accessibles pour le DT1.
Lors de cette séance, les docteurs Moshe Phillip, Katrien Benhalima et Charlotte Boughton, Ph.D. ont exploré les avantages des systèmes d’administration automatisée de l’insuline (AAI) actuellement disponibles ainsi que ceux des systèmes entièrement en boucle fermée qui se profilent à l’horizon.
Les données issues d’essais cliniques et d’observations en conditions réelles démontrent que les systèmes hybrides en boucle fermée améliorent le temps dans la cible (TIR) et réduisent les taux d’HbA1c sans augmenter le risque d’hypoglycémie. Cela se traduit par de meilleurs résultats et une meilleure qualité de vie pour les personnes vivant avec le DT1.
Les différents systèmes AAI conviennent mieux à certaines personnes selon leurs préférences de gestion du glucose. Comme peu d’essais comparatifs directs ont été menés entre deux systèmes AAI ou plus, aucune preuve ne démontre qu’un système soit définitivement supérieur à un autre.
Un essai clinique mené au Royaume-Uni sur le système AID entièrement en boucle fermée CamAPS HX (en anglais seulement) a révélé une augmentation du TIR de 50 % comparativement à 36 % chez les personnes utilisant une thérapie par pompe standard combinée à un MCG — soit trois heures supplémentaires par jour de glucose dans le temps cible. Les participants ont rapporté (en anglais seulement) une amélioration de l’humeur et du sommeil, une réduction du stress et un allègement du fardeau du diabète. Des améliorations similaires ont été observées chez les adolescents, tant pour le contrôle glycémique (en anglais seulement) que pour la qualité de vie.
Les systèmes AAI de prochaine génération actuellement à l’étude intègrent deux hormones ou plus pour un contrôle glycémique optimal, l’intelligence artificielle et des outils de simulation de type « jumeau numérique » (en anglais seulement).
Les premières études cliniques sur les systèmes entièrement en boucle fermée chez les personnes vivant avec le DT1 ont démontré des améliorations significatives du contrôle glycémique et de la qualité de vie. En attendant, les systèmes hybrides en boucle fermée offrent déjà des avantages considérables aux personnes vivant avec le DT1 — et plusieurs systèmes commerciaux sont disponibles au Canada selon les préférences individuelles.
Mise à jour sur les complications cardiaques et oculaires
La réduction des complications liées au DT1 demeure une priorité majeure de la recherche, et nous finançons des études visant à diminuer les complications oculaires, rénales et cardiaques associées au diabète de type 1 (DT1).
Les données de l’essai LENS (Royaume-Uni) (en anglais seulement) ont été présentées et ont révélé que le fénofibrate — un médicament générique et abordable servant à réduire le cholestérol — peut ralentir la progression de la rétinopathie diabétique chez les personnes atteintes de DT1 et de diabète de type 2. Une étude de suivi menée au Royaume-Uni a confirmé que le fénofibrate représente une option rentable pour la rétinopathie diabétique, particulièrement chez les personnes vivant avec le DT1. Parallèlement, l’essai Protocol AF, financé par Breakthrough T1D International (en anglais seulement) et actuellement en recrutement, poursuit l’exploration du rôle du fénofibrate dans la prévention de la progression de la rétinopathie diabétique chez les personnes atteintes de DT1.
Les données de la cohorte de longue durée FinnDiane (Finlande) ont également été présentées concernant la relation entre l’exposition cumulative à la glycémie ou aux lipides et l’insuffisance cardiaque, l’une des principales causes de mortalité cardiovasculaire chez les personnes vivant avec le DT1. L’étude a démontré que l’exposition glycémique cumulative (définie comme le temps passé avec des taux d’HbA1c supérieurs à 7 %) et l’exposition lipidique cumulative (LDL, triglycérides et cholestérol) sont toutes deux associées de façon indépendante à un risque accru d’insuffisance cardiaque. La publication mettant en lumière ces résultats (en anglais seulement) lance un appel à l’action aux fournisseurs de soins de santé pour aider les personnes atteintes de DT1 à réduire le plus possible leurs taux élevés de glucose et de lipides, et à favoriser la meilleure gestion du diabète possible afin de diminuer le risque de complications cardiaques.
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Percée DT1 sera représentée par des membres du personnel canadien et international lors du congrès 2025 de la Société internationale du diabète pédiatrique et adolescent (ISPAD) (en anglais seulement), qui se tiendra du 5 au 8 novembre à Montréal, au Canada. Nous partagerons les nouveautés issues de ce congrès scientifique axé sur les jeunes vivant avec le DT1.
C’est une période des plus stimulantes pour la recherche mondiale sur le DT1, tant pour les projets visant à améliorer la vie des personnes dès aujourd’hui que pour ceux qui travaillent sans relâche à trouver des thérapies de guérison — vers notre objectif commun d’un monde sans diabète de type 1.
Au Canada, l’Action de grâce est souvent perçue comme le début officieux de l’automne : l’air devient plus frais et les soirées se parent d’une agréable fraîcheur. Beaucoup attendent avec impatience la saison du cocooning, enfilant leur chandail préféré et savourant le craquement des feuilles sous leurs bottes.
Mais c’est aussi le début de la saison officieuse des festins, connue pour ses repas riches et chargés en glucides. Cela peut être une source de stress pour les personnes vivant avec le diabète de type 1 (DT1), surtout pour celles qui apprennent encore à composer avec la maladie. Mais avec un peu de préparation, vous pouvez profiter pleinement de tout ce que cette fête a à offrir.
Voici quelques conseils et suggestions pour vous aider à mieux gérer les repas de l’Action de grâce avec le DT1, ainsi qu’un tableau des glucides pour plusieurs aliments, collations et desserts couramment consommés.
Pensez à télécharger une application de calcul des glucides, comme l’application mySugr de Roche, Diabetes M ou Quin, qui peuvent être connectées à un système flash the surveillance du glucose (Quin est gratuite, mais uniquement offerte sur iOS), ou encore les applications fournies par le fabricant de votre appareil. Consultez le site Web du fabricant de votre appareil pour en savoir plus.
Carbs and Cals vous permet de prendre une photo de votre repas, puis l’application recherche dans sa base de plus de 19 000 aliments pour vous fournir les renseignements nutritionnels dont vous avez besoin.
L’application MyFitnessPal comprend une base de données de plus de 14 millions d’aliments, vous permettant de trouver des informations nutritionnelles sur ce que vous mangez, y compris la quantité de glucides. Elle est munie d’un lecteur de codes-barres pratique pour les produits prêt à l’emploi et vous pouvez également ajouter vos propres aliments.
Une version gratuite est offerte ainsi qu’une version payante comprenant davantage de fonctionnalités. L’application est compatible avec iOS et Android.
Si vous ne préparez pas le repas, parlez avec votre hôte et demandez-lui ce qu’il prévoit cuisiner. Être informé à l’avance peut vous aider à mieux vous préparer, notamment en planifiant les repas et les collations que vous mangerez avant le souper de l’Action de grâce. Savoir ce qui sera servi peut vous aider à vous sentir mieux préparé et à mieux contrôler votre consommation de glucides. Vous pouvez aussi proposer d’apporter un plat d’accompagnement plus faible en glucides ou une autre source de protéines.
N’hésitez pas à utiliser des tasses à mesurer si vous n’êtes pas encore à l’aise pour estimer les portions à l’œil. Des mesures plus précises peuvent faciliter le dosage de l’insuline et vous aider à rester dans l’intervalle.
Vous pouvez tout de même profiter des plats plus riches en glucides, comme la purée de pommes de terre ou les patates douces confites, mais essayez de remplir une plus grande partie de votre assiette avec des options plus faibles en glucides, comme les légumes verts et les protéines. Si vous comptez consommer des boissons alcoolisées, assurez-vous de les inclure dans votre planification des repas.
Et pourquoi ne pas faire une promenade en famille après le repas de l’Action de grâce? Une promenade tranquille après un gros repas est bénéfique pour tout le monde — c’est un moment agréable pour se détendre, discuter avec les invités et éliminer une partie de ce que vous avez mangé.
Après tout, l’Action de grâce est connue comme la fête du repos… et de la bonne bouffe! Mais le DT1, lui, ne prend pas congé pour la fête. Cependant, avec un peu de préparation, vous pouvez vous sentir à l’aise, en confiance et profiter pleinement de l’Action de grâce comme il se doit.
Merci à Beyond Type 1 pour ces données sur la teneur en glucides des aliments couramment consommés pendant les fêtes.
Gérer le DT1 est un défi en tout temps, mais cela devient plus simple lorsque vous disposez de l’information nécessaire pour bien planifier.
Alors, enfilez votre chandail ou votre chemise de flanelle préférée et savourez tout ce que l’Action de grâce a à offrir, avec confiance et enthousiasme.
*Veuillez noter que la taille de vos portions peut varier et que le nombre de glucides devra être ajusté en conséquence.