Nouvelles subventions prometteuses dans le portefeuille Percée DT1 – Thérapies de guérison

Nous sommes ravis d’annoncer six nouvelles subventions de Percée DT1 accordées à des scientifiques canadiens d’exception.  Ces subventions soutiennent toutes la recherche en thérapie cellulaire, dont l’objectif ultime est de remplacer les cellules productrices d’insuline chez les personnes vivant avec le DT1. 

Dre Cristina Nostro, Réseau de santé universitaire (Toronto) 

Fabrication d’îlots dérivés de cellules souches de qualité clinique – 2 subventions 

Jusqu’à présent, les efforts mondiaux en matière de thérapies cellulaires pour le DT1 – en grande partie menés par des chercheurs canadiens – ont reposé sur des lignées cellulaires de qualité recherche, moins coûteuses et plus accessibles pour l’expérimentation. Pour rendre ces thérapies prêtes à être testées en clinique, il est essentiel d’appliquer les Bonnes pratiques de fabrication (BPF) à la création et à l’évaluation des produits de thérapie cellulaire. Cela comprend du personnel adéquatement formé, des installations et équipements certifiés BPF, des lignées cellulaires de départ de qualité clinique, ainsi que des protocoles et des pratiques validés.   

Deux tentatives, un même objectif : ces deux nouvelles subventions utiliseront chacune le protocole de différenciation de renommée mondiale de la Dre Nostro pour produire des îlots à partir de lignées de cellules souches de qualité clinique, dans des installations certifiées BPF capables d’augmenter l’échelle du processus.  Le but ultime est d’accélérer la transition des produits de remplacement des îlots, du laboratoire vers les applications cliniques, en établissant une installation de fabrication de cellules bêta.  

Imaginez le protocole de la Dre Nostro pour différencier les cellules souches en îlots comme une excellente recette de pain au levain, perfectionnée dans sa propre cuisine avec des résultats délicieux et constants. Cette recette sera désormais testée dans deux boulangeries commerciales différentes, qui utiliseront leurs propres ingrédients et installations pour voir si elles peuvent produire le même pain au levain de qualité, mais à grande échelle. 

Dr Guy Rutter, CHUM Montréal 

L’imagerie pour explorer la survie et la fonction des îlots dérivés de cellules souches transplantés chez la souris 

Objectif : Développer une nouvelle technique d’imagerie pour examiner les îlots dérivés de cellules souches humaines chez la souris 

  • Cette approche permettra : 
    une comparaison en temps réel des sites de transplantation (foie vs sous la peau) 
  • une meilleure évaluation de la mort cellulaire, de l’irrigation sanguine et des attaques immunitaires 

L’un des principaux obstacles à l’évaluation du succès de la transplantation d’îlots dans le DT1 est qu’il est pratiquement impossible de « voir » les îlots à l’intérieur du corps, même chez de petits animaux. Aucune technique d’imagerie actuelle ne permet d’observer les îlots pour déterminer combien survivent et produisent encore de l’insuline.  C’est pourquoi certains essais cliniques utilisant des dispositifs de transplantation d’îlots (macroencapsulation) ont nécessité le retrait périodique du dispositif afin d’examiner les îlots et d’évaluer leur survie et leur fonction. Dans ce nouveau projet financé, le Dr Rutter propose une technique d’imagerie novatrice qui permettra à son équipe de « voir » les îlots en action chez la souris. Cette percée facilitera l’identification des facteurs qui influencent la survie et le bon fonctionnement des îlots transplantés.  

Dr Patrick MacDonald, Université de l’Alberta 

Analyse comparative par intelligence artificielle (IA) pour comprendre et améliorer les îlots dérivés de cellules souches 

Au cours des cinq dernières années, le Dr MacDonald et son équipe ont créé une base de données révolutionnaire : humanislets.com. Cette plateforme regroupe des îlots isolés à partir de centaines de pancréas donnés (par des personnes décédées atteintes de DT1, de DT2 ou non diabétiques) et les caractérise grâce aux données issues des approches « omiques ». Ce terme regroupe l’étude de toutes les molécules biologiques d’une cellule, notamment la génomique (ADN), la transcriptomique (ARN), la protéomique (protéines) et la métabolomique (métabolites). Ensemble, ces données offrent un portrait exceptionnellement détaillé des îlots, révélant de nouvelles connaissances biologiques et des perspectives inédites sur le diabète. Toutes les données sont accessibles au public et mises à la disposition des scientifiques du monde entier, constituant ainsi une ressource précieuse pour orienter les nouvelles recherches sur le diabète.  

Objectif : La nouvelle subvention du Dr MacDonald permettra d’élargir cette base de données financée par Percée DT1 afin d’y inclure des données omiques provenant d’îlots dérivés de cellules souches, pour qu’ils puissent être comparés aux îlots de donneurs. L’équipe intégrera des méthodes d’intelligence artificielle pour identifier les caractéristiques nécessaires à la création de produits de remplacement d’îlots de nouvelle génération, plus performants, pour le DT1. 

Dr Haoning Cen, Université de la Colombie-Britannique 

Bourse postdoctorale (Superviseur : Dr James Johnson et Dr Leonard Foster) 

Un plan directeur pour produire de meilleures cellules bêta 

Objectif : créer des plans détaillés comparant les cellules bêta de donneurs et celles dérivées de cellules souches 

  • Le projet utilisera la détection de plus de 10 000 protéines 
  • Chaque protéine sera classée selon sa quantité et sa localisation, afin de comparer les cellules bêta « naturelles » à celles issues de cellules souches 

Dr Sean Kinney, Université de Toronto 

Bourse postdoctorale (Superviseur : Dr Michael Sefton)  

Plateforme de biomatériaux pour la transplantation d’îlots sous la peau  

Objectif : créer un échafaudage biologique (une petite structure faite de matériaux biocompatibles capables de soutenir la croissance et la survie de nouvelles cellules) pour la transplantation d’îlots à l’aide d’un hydrogel régénératif. 

  • L’échafaudage favorisera la croissance des vaisseaux sanguins, des nerfs et des tissus afin de soutenir la survie des îlots. 
  • Une thérapie immunomodulatrice (modification du fonctionnement du système immunitaire, par exemple) intégrée à l’échafaudage sera également explorée.  

Les visages de la Campagne pour accélérer de 100 millions $ : L’histoire d’Aryssah

DT1 en première année d’université : tourner la page sur un diagnostic inattendu

Faites la connaissance d’Aryssah, une adulte incroyablement résiliente vivant avec le diabète de type 1 (DT1). Bénévole engagée pour la Campagne pour accélérer de 100 millions $, elle est aussi une fervente défenseure de la santé mentale et du soutien en lien avec le diabète. Elle consacre généreusement son temps à remercier les donateurs et donatrices philanthropes qui soutiennent la Stratégie pour la santé mentale de Percée DT1 pour le diabète de type 1, et finance une bourse destinée aux étudiant·es vivant avec le DT1 (page en anglais seulement) qui amorcent leur première année universitaire.

En ce Mois de la sensibilisation à la santé mentale, Aryssah partage ouvertement son parcours avec le DT1 afin de sensibiliser le public aux fardeaux quotidiens que représente cette maladie auto-immune. Son histoire illustre avec justesse les lacunes criantes dans les soins et le soutien offerts aux personnes vivant avec le DT1 au Canada, en particulier les adultes nouvellement diagnostiqués — des lacunes que nous nous efforçons de combler grâce au soutien de nos donateurs.

Près de 300 000 Canadien·nes vivent actuellement avec le DT1, et on prévoit environ 12 200 nouveaux diagnostics en 2025. Les donateurs et donatrices de la Campagne pour accélérer de 100 millions $ jouent un rôle essentiel dans la création d’un avenir où chaque personne vivant avec le DT1 aura accès aux soins, aux outils et aux ressources nécessaires pour s’épanouir.

Si Aryssah avait bénéficié dès le départ d’un soutien global — qui tient compte non seulement des exigences physiques du DT1, mais aussi de ses impacts mentaux —, ses premières années avec la maladie auraient peut-être été différentes. Mais comme tant d’autres personnes touchées par le DT1, elle refuse de laisser ce diagnostic ou cette maladie freiner ses rêves et sa détermination à vivre une vie remplie d’espoir. Elle partage son histoire avec franchise et un profond souci de la communauté du DT1, dans l’espoir de mobiliser encore plus de soutien pour améliorer les vies et accélérer les thérapies de guérison.

À 19 ans, Aryssah a commencé à se sentir léthargique et à avoir des crampes aux pieds après ses activités sportives — un symptôme inhabituel pour une jeune athlète universitaire. D’autres signes sont rapidement apparus, comme une soif excessive et une perte de poids importante. Peu après une visite chez son médecin de famille, elle a reçu un diagnostic de DT1.

Si elle avait été diagnostiquée seulement un an plus tôt, elle aurait eu accès à des ressources et à du soutien à la clinique de diabète pédiatrique. Mais comme elle venait d’atteindre l’âge adulte, elle a été dirigée vers des soins pour adultes, sans accompagnement structuré. Elle se souvient de sa visite à l’infirmière spécialisée en diabète, où on lui a simplement remis quelques stylos à insuline et piqué le doigt. « C’était très indépendant », raconte-t-elle. « Avec le recul, une partie de moi est un peu triste pour la jeune femme que j’étais. Si j’avais été diagnostiquée quelques mois plus tôt, j’aurais été prise en charge à SickKids et on m’aurait accompagnée dans tout le processus avec ma mère. »

Au départ, Aryssah ne percevait pas le DT1 comme une maladie si grave. Active et en pleine forme, elle se sentait invincible. Elle a même couru un marathon à peine trois mois après son diagnostic. Mais pendant ses premières années avec la maladie, elle a eu beaucoup de difficulté à s’adapter à cette nouvelle réalité. Gérer une maladie aussi complexe tout en suivant ses cours, en s’entraînant comme athlète et en essayant de vivre pleinement l’expérience universitaire s’est avéré un véritable défi.

Mal préparée à bien gérer sa glycémie, elle a fait plusieurs séjours à l’hôpital pendant ses études, ce qui l’a empêchée de terminer sa quatrième année. Ces hospitalisations ont été extrêmement traumatisantes pour elle, et dans l’ensemble, elle avait l’impression de ne plus être elle-même.

« Je n’ai pas pris soin de moi-même comme j’aurais dû le faire. Et c’est probablement parce que je n’ai pas eu, dès le départ, le soutien nécessaire pour bien m’outiller à long terme », confie Aryssah.

Au milieu de la vingtaine, elle a décidé de consulter une psychothérapeute pour apprendre à gérer les traumatismes et les défis en santé mentale associés au DT1. La thérapie lui a permis de comprendre et d’accepter son diagnostic, et joue depuis un rôle fondamental dans son parcours de santé. La persévérance et l’optimisme font partie de sa nature, et elle a toujours utilisé son diagnostic comme moteur pour surmonter les obstacles.

Plus tard, une fois qu’elle a pu mieux gérer sa glycémie, Aryssah est retournée à l’école et a obtenu son diplôme universitaire avec mention. À toutes les personnes vivant avec le DT1 ou récemment diagnostiquées, elle offre ce précieux conseil : « C’est un des rares aspects de ta santé où tu dois presque automatiquement abandonner l’idée de tout contrôler, parce que tu peux tout faire comme il faut — calculer tes glucides, injecter les bonnes doses — et ta glycémie va quand même dérailler. Ce n’est pas une science exacte… On fait toutes et tous de notre mieux, et nous sommes tellement plus que notre diagnostic ou notre maladie ».

Grâce à Percée DT1, Aryssah a aussi tissé des liens précieux avec la communauté du DT1. Être entourée de personnes qui comprennent réellement les réalités de cette maladie a été inestimable pour elle. En guise de reconnaissance, elle a mis sur pied la bourse Torchbearer Scholarship for Type Ones (page en anglais seulement), qui vise à soutenir d’autres étudiant·es vivant avec le DT1 dans leur parcours universitaire, entre les hauts et les bas de la maladie. Tous les étudiant·es vivant avec le DT1 et entrant en première année d’université sont invités à poser leur candidature pour cette bourse de 1 000 $. La date limite pour soumettre une demande est le 31 juillet 2025 à 23 h 59 (HNE).  

« On ne peut pas voir les ravages que le diabète fait sur le cerveau d’un·e jeune adulte, ou même au fil des années », explique Aryssah, « et c’est parfois encore plus important que la gestion de la glycémie, parce que les deux vont de pair. La santé mentale, c’est un aspect qu’on doit vraiment prendre en compte. Et pourtant, on n’en parle presque jamais quand il est question de diabète. »

Les donateurs et donatrices de la Campagne pour accélérer de 100 millions $ permettent d’accélérer les progrès pour que plus personne n’ait à gérer cette maladie seul·e, comme Aryssah et tant d’autres ont dû le faire.

Des philanthropes extraordinaires font avancer notre Stratégie pour la santé mentale en soutenant des initiatives essentielles comme le Programme de formation Santé mentale + Diabète et le Répertoire Santé mentale + Diabète, les subventions communautaires pour la santé mentale, les projets de recherche et les programmes de soutien entre pairs. Ces dons de leadership (5 000 $ ou plus) permettent de combler des lacunes critiques dans les soins liés au DT1, d’améliorer les résultats en matière de santé et de lutter contre la stigmatisation.

Pour faire un investissement significatif dans le cadre de la Campagne pour accélérer de 100 millions $ et rejoindre notre remarquable communauté de dons de leadership, veuillez communiquer avec :

Kim Lacombe 
Vice-présidente, Philanthropie
klacombe@breakthroughT1D.ca
438-814-1668

Peter Dreimanis : Dans ses propres mots

Peter Dreimanis est un artiste multidisciplinaire, sans doute mieux connu comme cofondateur du groupe July Talk, lauréat d’un prix Juno.

En juin 2020, il a reçu un diagnostic de diabète de type 1 (DT1) à l’âge adulte et a dû apprendre à composer avec la maladie en pleine pandémie, dans un contexte de confinement et d’incertitude.

Peter a participé au projet de série vidéo Au-delà des chiffres : De vraies histoires sur la santé mentale avec le DT1, une série qui présente de véritables témoignages de personnes vivant avec le DT1, et qui explore l’incidence de la maladie sur leur santé mentale et leur bien-être émotionnel.

Peter s’est récemment entretenu avec Percée DT1 Canada pour raconter comment un diagnostic tardif a bouleversé sa vie d’artiste, de partenaire et de père.

Percée DT1 Canada : Parlez-nous un peu de votre diagnostic.

Peter : Eh bien, j’ai attrapé la COVID au tout début de la pandémie. On était en tournée avec le groupe depuis une douzaine d’années, et je n’ai jamais vraiment été du genre à écouter mon corps. Je ne savais pas reconnaître ce dont mon corps avait besoin, ni détecter quand quelque chose clochait. J’étais meilleur pour étouffer les signaux — continuer malgré la douleur, ignorer les signes qu’il fallait ralentir, etc.

Un peu avant le début du confinement, en janvier 2020, ma conjointe avait acheté des billets pour aller voir mon équipe préférée jouer à Buffalo. On a traversé la frontière, et en revenant, on est tombés très malades. Pire que tout ce que j’avais connu. C’était une maladie intense. Tu sais ce que c’est qu’une grippe, mais à l’époque, je ne suivais pas les nouvelles scientifiques, je ne portais pas attention aux infos émergentes sur la COVID. Bref, j’ai été malade pendant deux semaines, et ensuite, tranquillement, on s’est dirigés vers le confinement.

Vers le mois d’avril, les gens ont commencé à me dire que j’avais « l’air en forme », que j’avais perdu du poids comme si je m’étais mis à m’entraîner – et je ne savais pas quoi en penser. Un de mes colocs était végétalien, je mangeais les mêmes repas, je ne sortais plus au resto, mais ce n’était pas des choix de vie réfléchis.

Et toujours, je continuais d’avancer, sans trop y penser. Jusqu’à mai ou juin. Là, j’avais une soif extrême, je mangeais de la crème glacée, des énormes portions de pain au levain et de riz… et je continuais à perdre du poids.

J’ai mis ça sur le dos du fait que j’étais un bourreau de travail incapable d’accepter qu’on devait ralentir. On (July Talk) travaillait sur un album. J’étais dans le déni, encore juste en train d’essayer de faire fonctionner le projet.

Et je continuais à empirer. Il y avait des jours où je buvais 10 à 12 litres d’eau. Je n’arrivais pas à m’hydrater. Je montais des escaliers avec de l’équipement, et je pensais que j’allais m’évanouir. On a fait des gros spectacles à l’été 2020, on a monté une expérience de concert à distance, style ciné-parc avec diffusion en direct. C’était un projet immense, j’ai travaillé à temps plein dessus pendant trois mois pour le mettre sur pied. J’étais complètement absorbé. Et je me souviens que je descendais faire une sieste à 18 h, incapable de penser, tellement j’étais épuisé, et je ne me réveillais que le lendemain matin. J’étais vidé, assoiffé, déboussolé.

Et pourtant — c’est seulement quand un photographe professionnel a pris des photos pour promouvoir le spectacle que j’ai réalisé à quel point j’étais maigre. Je me suis pesé, et j’avais perdu 50 livres. Ma partenaire me disait déjà que j’étais trop mince. On voyait mes côtes. Je n’avais aucun repère. On ne m’avait jamais appris à ralentir. Mais heureusement, je suis allé passer des analyses de sang, et j’ai reçu un diagnostic immédiatement – au départ, de diabète de type 2.

On m’a d’abord prescrit de la metformine, ce qui évidemment n’a rien changé. Heureusement, j’ai vu un endocrinologue qui a immédiatement reconnu qu’il s’agissait du diabète de type 1. On m’a donc mis sous insuline, et je vois encore ce même endo aujourd’hui. J’ai été mis en contact avec une éducatrice en diabète et une infirmière. J’étais à quelques semaines du spectacle. On m’a prévenu que si je ne prenais pas la gestion de mon diabète au sérieux, je risquais de mourir. Ma partenaire a été — et est toujours — incroyable. Et je réalise à quel point le DT1 affecte aussi les gens qui t’aiment. J’ai encore un peu de honte et de culpabilité parce que je n’ai pas voulu faire face, parce que je n’ai pas tout de suite accepté la gravité de la situation.

J’ai fait ma première injection d’insuline deux ou trois jours avant le spectacle, et je ne savais pas vraiment ce que je faisais. J’utilisais encore des piqûres au doigt (pour mesurer les taux de glycémie) à l’époque. Je ne prenais pas ça très au sérieux au début. C’est vraiment un changement de mode de vie permanent, et je ne comprenais pas encore l’ampleur de ce que ça signifiait. J’ai réussi à faire les spectacles sans faire d’hypo. L’adrénaline me fait grimper. Depuis mon diagnostic, en tournée, j’ai toujours du jus sur scène. Je monte sur scène avec une glycémie autour de 9 – et l’adrénaline a l’effet contraire. Mais quand elle redescend, là j’ai besoin de glucides à action rapide.

Dès que le spectacle a été terminé, je suis allé au nord de la ville (Toronto), j’ai éteint mes courriels et mon téléphone, j’ai fait des appels Zoom et j’ai vraiment commencé à apprendre ce que ça signifie de vivre avec le diabète de type 1.


Percée DT1 Canada : Depuis, comment vous êtes-vous adapté à votre nouvelle réalité avec le DT1?

Peter : Je me suis senti tellement bien entouré. J’ai été complètement renversé par la rapidité avec laquelle le système s’est mis en place. J’aurais préféré que ce soit en personne plutôt que par Zoom et compagnie, mais j’ai été impressionné par l’efficacité avec laquelle on nous a transmis les bases. Une fois que j’étais prêt, j’ai mis tous les efforts pour apprendre à compter les glucides, etc. — j’avais des cahiers pleins de notes. Ça prend vraiment du temps à maîtriser. Je compare ça à l’apprentissage de la conduite : quand tu es un nouveau conducteur, les assurances te disent que tu vas avoir un accident. Eh bien, mon « accident DT1 », c’est que j’ai fait une grave hypoglycémie qui a entraîné une crise de grand mal. J’avais mal compté mes glucides. J’avais encore des choses à apprendre. Je ne savais pas à ce moment-là ce que je sais aujourd’hui.

Quand c’est arrivé, j’étais au téléphone avec mes parents depuis un bon moment. J’ai commencé à avoir des sueurs, à me sentir tremblant. Quand j’ai essayé de boire du jus, ma glycémie était rendue à 2,4 (taux de glycémie très bas). Et à ce moment-là, c’était trop tard. J’ai convulsé.

Ça a été un événement traumatisant, autant pour moi que pour ma famille. Pendant un certain temps après, j’avais de l’anxiété à propos des hypos. J’acceptais d’avoir des glycémies plus élevées, pendant presque un an, juste à cause de la peur. J’avais l’impression d’être une bombe à retardement. Il suffit de regarder les yeux de ta partenaire pour comprendre à quel point c’était épeurant pour elle aussi. Mais cette expérience m’a aussi permis de mieux comprendre ce que le corps vit en hypoglycémie, et ce que ça veut vraiment dire de vivre avec cette maladie chronique. Aujourd’hui, je suis capable de gérer une hypo. Mais ça m’a pris du temps pour atteindre cette clarté, pour comprendre que ce ne serait pas toujours comme ça. Cet épisode m’a laissé des séquelles, comme l’impossibilité de conduire pendant six mois, la perte de confiance en mon corps, etc. Mais avec le recul, je vois ça comme une expérience de vie marquante. J’ai grandi.

Pour parler de l’équilibre — et c’est un sujet auquel je pense souvent — juste le fait de se lever le matin, c’est un acte de confiance envers notre corps. On s’attend à ce qu’il fonctionne. Et le corps humain, c’est un des systèmes les plus complexes qui existe. Le fait que le pancréas produise de l’insuline, que tous nos organes fassent ce qu’ils ont à faire… on n’y pense jamais vraiment. C’est un privilège immense de pouvoir croire qu’on va bien aller, simplement parce qu’on croit qu’on va bien aller.

Pour les personnes vivant avec le DT1, cette confiance peut demander de la technologie, de la thérapie, ou peu importe ce qui aide à la rebâtir. On a une sorte de contrat avec notre corps. Et parfois, j’y pense comme à ces moments où on court dans la rue et, juste un instant, nos deux pieds quittent le sol. Et on a confiance qu’on va retomber sur nos pieds. Je réfléchis souvent à comment nourrir cette confiance en notre corps. Parce que c’est la seule façon d’avancer dans la vie. Et maintenant, en tant que personne vivant avec le DT1, je dois investir plus de temps à entretenir cette confiance. Parce que c’est la seule manière de bien aller.

Percée DT1 Canada : Quel domaine de recherche sur le DT1 vous passionne le plus en ce moment?

Peter : Je ne me considère pas comme une personne ultra informée sur la recherche liée au DT1, mais j’ai lu au sujet des insulines intelligentes qui pourraient éliminer le besoin de compter les glucides, et ça, ça m’intrigue vraiment. Me libérer de ces tests constants (de glycémie), ne plus avoir à tout comprendre de ce que je mange, ne plus devoir doser l’insuline avec précision selon chaque repas… Ce serait incroyable. Quand tu manges au resto, c’est toujours un jeu de devinettes (combien de glucides dans l’assiette). Et la vie ne fonctionne pas avec des chiffres exacts. Quand tu vis une vie non traditionnelle — je n’ai pas un horaire 9 à 5, je suis parent, parfois je veux juste finir les restes de mes enfants sans devoir calculer les pourcentages — ça devient épuisant.

Alors tout mon respect aux chercheurs et chercheuses qui pourraient un jour éliminer les 10 000 pensées que j’ai en tête chaque jour. Ne plus penser autant… ce serait une liberté que je n’arrive même pas à imaginer. Et je pense surtout aux gens qui vivent avec le DT1 depuis toujours. Ce serait extraordinaire. J’attends cela avec impatience. Je suis très reconnaissant d’avoir un SGC et une pompe à insuline. Et honnêtement, ils me rendent fou. Souvent, je les déteste. Mais je me trouve aussi chanceux de n’avoir connu le DT1 que dans une époque où cette technologie existe, dans un moment aussi avancé de la science. Je ne tiens vraiment pas ça pour acquis. Je me sens privilégié à ce niveau-là.

Percée DT1 Canada : Avez-vous un dernier message à partager avec la communauté du DT1?

Peter : Avoir la chance d’entendre d’autres personnes s’exprimer aussi ouvertement et honnêtement dans le cadre du projet vidéo Au-delà des chiffres m’a apporté bien plus que ce que j’aurais pu imaginer avant qu’on commence.

Parler avec d’autres, c’est vraiment thérapeutique. Aucun·e de nous n’est parfait·e, et on va tous·tes traverser des moments difficiles et éprouvants en vivant avec le DT1. J’encourage tout le monde à faire preuve de bienveillance envers soi-même, à partager ce qu’ils ou elles se sentent à l’aise de dire quand ça va moins bien, et à demander du soutien quand c’est nécessaire. C’est un parcours, et il y aura des obstacles en route, mais le soutien existe, et il est là.

Suivez Peter sur Instagram sur @peter_dreams et @julytalk

Stratégie pour la santé mentale de Percée DT1 Canada : où en sommes-nous aujourd’hui?

Le mois de mai est le Mois de la sensibilisation à la santé mentale, un mouvement national visant à faire prendre conscience de l’importance de la santé mentale et des lacunes structurelles qui existent dans l’accès aux traitements et au soutien.  

La santé mentale est au cœur du bien-être des personnes vivant avec le diabète de type 1 (DT1). C’est pourquoi, en 2021, Percée DT1 Canada a lancé sa Stratégie en santé mentale, dans le but de mieux soutenir la santé mentale des personnes atteintes de DT1, tout en poursuivant notre appui à la recherche de thérapies de guérison.  

Le DT1 a des répercussions sur le bien-être émotionnel, social et mental tout au long de la vie, un ensemble que l’on désigne sous le nom de santé psychosociale. Les défis psychosociaux peuvent avoir un effet négatif sur les résultats liés au diabète, comme la glycémie. Plusieurs personnes vivant avec le DT1 souffrent de « détresse liée au diabète », un terme qui décrit l’impuissance, le stress, la culpabilité, l’inquiétude incessante et le déni qui viennent avec le diabète et le fardeau de l’autogestion des soins. De plus, les personnes vivant avec le DT1 sont plus à risque de souffrir de troubles de santé mentale, notamment de dépression, d’anxiété et de troubles de l’alimentation. Ces défis sont fréquents chez les personnes vivant avec le DT1 et peuvent être traités — mais ils sont souvent sous-estimés ou insuffisamment pris en charge en raison de lacunes dans les soins et le soutien.  

Pour mieux répondre à ces besoins, Percée DT1 a défini une approche en trois volets pour sa Stratégie en santé mentale : 1) la production de connaissances par de nouvelles recherches; 2) un nouveau programme de formation destiné aux fournisseurs de soins de santé mentale; et 3) le développement de nouveaux soutiens communautaires. Depuis 2021, lorsque nous avons jeté les bases de cette stratégie, nous avons réalisé des progrès importants dans les trois domaines clés, grâce au soutien généreux des donateurs ainsi qu’à des partenariats avec le milieu universitaire, d’autres organisations liées au diabète et des collaborateurs communautaires.  

Nous sommes heureux·ses de vous présenter les mises à jour apportées à ce programme au cours de la dernière année.  

Mise à jour de la recherche 

Depuis le lancement de notre Stratégie pour la santé mentale en 2021, nous avons investi 5 millions de dollars dans de nouvelles recherches axées sur le DT1 et la santé psychosociale, en collaboration avec des partenaires tels que la Fondation Brain Canada, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et Michael Smith Health Research BC.  

Cela comprend des fonds de Percée DT1 Canada, de la Fondation Brain Canada, des IRSC et de MSFHR. 

9 prix au total : 

  • 3 avec la Fondation Brain Canada 
  • 4 avec les IRSC 
  • 1 prix d’impact (Percée DT1 uniquement) 
  • 1 prix en partenariat avec la Dre Tricia Tang (Michael Smith-Health Research BC) 

Toutes les nouvelles recherches financées sont encore en cours. Conformément à notre stratégie de recherche mondiale dans ce domaine, qui vise à créer des programmes conçus pour être déployés à grande échelle et, à terme, aider un plus grand nombre de personnes, bon nombre des projets que nous soutenons portent sur le développement et la mise à l’essai d’interventions numériques. Par exemple, la Dre Tricia Tang et son équipe de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) ont mené une étude clinique sur leur plateforme de soutien virtuel par les pairs appelée REACHOUT. Cette plateforme utilise une application mobile pour offrir un soutien en santé mentale dirigé par des pairs, dispensé par des mentors formés, aux adultes vivant avec le DT1 dans les régions rurales et éloignées de la Colombie-Britannique. L’essai a évalué les effets du soutien par les pairs en mode virtuel sur des résultats tels que la détresse liée au diabète, la qualité de vie et l’HbA1c. Les travaux futurs porteront sur l’amélioration continue de la plateforme REACHOUT et l’élargissement de la portée des mentors formés afin que davantage de personnes vivant avec le DT1 puissent bénéficier de ce soutien.  

D’autres études exploitant les technologies numériques pour mobiliser les personnes vivant avec le DT1 à travers le Canada comprennent celle de la Dre Deborah Da Costa, de l’Université McGill, dont l’étude teste les meilleures façons de soutenir la santé mentale et le bien-être des femmes atteintes de diabète pendant la grossesse, ainsi que celle de la Dre Holly Witteman, de l’Université Laval, qui développe un réseau de soutien par les pairs en ligne destiné aux personnes vivant avec le DT1 ayant des besoins et des intérêts particuliers. 

D’autres recherches soutenues par Percée DT1 visent à améliorer les résultats liés à la transition des soins pédiatriques aux soins pour adultes — une étape de vie durant laquelle de nombreux jeunes cessent de consulter leur endocrinologue, ce qui peut entraîner des difficultés comme une hausse de l’HbA1c, de l’isolement, de la stigmatisation et des troubles de l’alimentation. La Dre Sonia Butalia, de l’Université de Calgary, mène un essai clinique sur un système conçu pour améliorer cette transition, qui a permis une amélioration de la glycémie chez les participant·e·s au projet pilote initial à Calgary. Dans le cadre du plus récent essai financé par Percée DT1 et les IRSC, le programme — qui repose sur une coordonnatrice de la transition et des communications soigneusement élaborées — est étendu à d’autres établissements des Services de santé de l’Alberta (AHS) à Calgary, Edmonton, Lethbridge, Medicine Hat et Red Deer. 

 Ces cliniques et partenaires communautaires sont très enthousiastes face aux travaux de l’équipe sur la transition, et les Services de santé de l’Alberta (AHS) ont approuvé le budget nécessaire pour que le projet se poursuive au-delà de la durée de la subvention. Le déploiement de ce modèle de soins permettrait à ce groupe démographique de personnes vivant avec le DT1 de ne plus passer entre les mailles du filet lors de la transition des soins pédiatriques aux soins pour adultes.     

 « Mon fils Luke vit avec le DT1 depuis l’âge de 5 ans, et il est maintenant adolescent. Cela a été un grand défi pour lui et pour toute notre famille, et même si Luke bénéficie d’un bon soutien — en grande partie grâce à son implication auprès de Percée DT1 — l’adolescence et le début de l’âge adulte présentent leur propre lot de défis. Je suis tellement reconnaissant que la Dre Butalia et son équipe mettent en œuvre un modèle de soins pour les jeunes en transition qui, je l’espère, pourra aider Luke d’ici quelques années. C’est formidable de voir cette recherche essentielle être déployée à grande échelle en Alberta, et, idéalement, à travers tout le pays. » – Ryan MacDonald, Calgary, coprésident de la Campagne pour accélérer de 100 millions $ de Percée DT1.     
 
Programme de formation Santé mentale + Diabète

 De nombreuses personnes vivant avec le DT1 font face à des défis en santé mentale qui nécessitent le soutien d’un·e professionnel·le de la santé mentale agréé·e — idéalement quelqu’un qui comprend les défis uniques que le diabète pose à la santé mentale. Pour aider à sensibiliser les fournisseurs de soins de santé mentale au Canada à cette réalité, Percée DT1 a lancé le programme de formation Santé mentale + Diabète au début de 2023, en collaboration avec Diabète Canada.  

Ce cours entièrement bilingue est offert virtuellement en deux volets : un pour les fournisseurs de soins de santé mentale agréés au Canada (qui comprend une séance en direct axée sur les compétences cliniques) et un autre, destiné aux autres fournisseurs de soins de santé et au grand public, composé uniquement de modules autodirigés. Ce programme est offert gratuitement, donne droit à 10 crédits de formation continue pour certains fournisseurs, et est approuvé par la Société canadienne de psychologie ainsi que par d’autres associations.  

En mai 2025, plus de 500 fournisseurs de soins de santé mentale avaient déjà terminé le programme, et plus de 1 000 autres personnes (autres types de fournisseurs de soins de santé ou membres de la communauté du DT1) s’y étaient inscrites. Les premiers résultats sur les retombées du programme de formation ont récemment été publiés dans une revue scientifique avec comité de lecture, le Journal canadien du diabète. Une autre étude d’évaluation est en cours pour mesurer l’impact du programme sur la pratique clinique des participant·e·s.  

Développement des soutiens communautaires

 La communauté du DT1 est diversifiée et comprend de nombreux sous-groupes dont les besoins et les défis psychosociaux varient. Afin de répondre à ces besoins, au cours des trois premières années de notre stratégie, nous avons travaillé à développer des soutiens communautaires par le biais de diverses initiatives, avec l’appui de notre dévoué Conseil consultatif sur la santé mentale — un groupe de plus de 100 bénévoles ayant une expérience vécue diversifiée du DT1. Au cours de la dernière année, nous avons poursuivi l’élargissement de nos sources de soutien communautaire de plusieurs façons. 

Tout d’abord, nous avons organisé plusieurs événements virtuels pour mobiliser et sensibiliser notre communauté : 

  • Plus de 500 personnes ont assisté à nos séances Santé mentale et DT1 dans le cadre de la Série éducative Percée DT1 en mai 2024 (en anglais et en français).   
  • Près de 200 professionnel·le·s de la santé ont participé à des séances sur le DT1 et les troubles de l’alimentation (en anglais et en français), organisées en collaboration avec le National Eating Disorder Information Centre (NEDIC). Ces webinaires ont permis de favoriser le dialogue et les occasions d’apprentissage pour les fournisseurs de soins de santé et d’autres membres de la communauté.   
  • Plus de 500 personnes ont assisté à nos séances Troubles de l’alimentation et DT1, également dans le cadre de la Série éducative Percée DT1.  Ces événements bilingues mettaient en vedette des intervenant·e·s de NEDIC, d’ANEB (Anorexie et boulimie Québec), ainsi que des personnes ayant une expérience vécue. On y a exploré les réalités et les défis de la gestion des troubles de l’alimentation liés au DT1. En favorisant le dialogue autour de ce sujet sous-estimé, nous espérons que les troubles de l’alimentation seront mieux reconnus et traités, menant ainsi à de meilleurs soins et résultats pour les personnes concernées.  

Ensuite, nous avons élargi notre Répertoire de fournisseurs de soins de santé mentale formés au diabète grâce à notre nouveau programme de formation. Ce répertoire constitue une ressource précieuse pour les personnes vivant avec le diabète ou les équipes de soins souhaitant entrer en contact avec un fournisseur de soins de santé mentale sensibilisé à leur réalité. En mai 2025, plus de 180 fournisseurs de partout au Canada y étaient inscrits, et ce nombre devrait continuer de croître à mesure que de nouveaux fournisseurs suivent la formation.  

Troisièmement, nous avons suivi l’évolution et soutenu la réussite des projets financés dans le cadre de notre tout premier programme de subventions communautaires Santé mentale et DT1 — un mécanisme destiné à stimuler les efforts d’autres organisations qui développent de nouveaux programmes communautaires pour soutenir la santé mentale et le bien-être dans la communauté du DT1. Les premières subventions accordées dans le cadre de ce programme progressent bien dans leur mandat de 18 mois, et des mises à jour seront partagées à la fin de 2025.  

Enfin, nous avons le plaisir de vous présenter une nouvelle série de vidéos pour partager les histoires de notre communauté : Au-delà des chiffres : De vraies histoires sur la santé mentale avec le DT1. Nous diffuserons ces vidéos tout au long du Mois de la sensibilisation à la santé mentale et au-delà afin de contribuer à normaliser les problèmes psychosociaux, les solutions et les victoires qui font partie du quotidien avec le DT1. Cette série de 20 vidéos aborde les thèmes des relations et du soutien socialdes transitions de vie, ainsi que de l’adaptation et de la résilience

Merci à notre communauté

Percée DT1 Canada demeure extrêmement reconnaissante du soutien de son Conseil consultatif sur la santé mentale, de ses bénévoles clés et de ses partenaires philanthropiques, notamment les partenaires financiers tels que la Fondation Brain Canada et Diabète Canada, sans qui nos progrès dans ce domaine n’auraient pas été possibles. 

Pour en savoir plus sur les soutiens en santé mentale, veuillez consulter le Répertoire à l’adresse repertoire.perceeDT1.ca ou visiter notre page de ressources en santé mentale

Ressources et événements de la communauté du DT1

Ressources web et blogues  

Au-delà des chiffres

Pour souligner le début du Mois de la sensibilisation à la santé mentale, Percée DT1 Canada a le plaisir de lancer sa nouvelle série de vidéos Au-delà des chiffres : De vraies histoires sur la santé mentale avec le DT1 qui se concentre sur le partage de vrais témoignages de personnes vivant avec le diabète de type 1 (DT1).   

L’idée de cette série de vidéos a vu le jour en octobre 2023, lorsque Percée DT1 a été approchée par des artistes multidisciplinaires, Michael Pivar et Peter Dreimanis, avec une vision : capter des témoignages authentiques de personnes vivant avec le diabète de type 1, en explorant les répercussions du DT1 sur leur santé mentale et leur bien-être émotionnel. Le concept était percutant : des entrevues intimistes qui n’évitaient pas les sujets difficiles et qui mettaient l’accent sur l’expérience vécue, plutôt que sur des conseils cliniques. 

Au même moment, Percée DT1 venait tout juste de terminer une série de groupes de discussion avec le Conseil consultatif sur la santé mentale de Percée DT1, qui avait indiqué que les adultes vivant avec le DT1 souhaitaient du contenu vidéo présenté par « des personnes comme eux », abordant les préoccupations quotidiennes liées à la santé mentale et au bien-être dans le contexte du DT1. 

À partir de leurs commentaires, trois grands thèmes ont été retenus pour cette série de vidéos : 

  • Relations et soutien social  
  • Étapes de la vie  
  • Adaptation et résilience  

Sur une période d’un an, cinq adultes — Christine, Lujane, Meagan, Rodrigo et Tracey — ont été interviewés. Leurs témoignages abordent les préjugés, y compris le besoin de changer le discours autour des dispositifs pour le diabète, les troubles de l’alimentation et la diaboulimie, les défis relationnels, le diagnostic à l’âge adulte ainsi que leurs propres stratégies d’adaptation. 

Chaque personne s’est exprimée avec ouverture et vulnérabilité, dans l’espoir que son témoignage puisse aider d’autres personnes à se sentir moins seules. L’objectif était de normaliser les conversations sur les répercussions du DT1 sur la santé mentale et de mettre en lumière le volet émotionnel de cette maladie souvent invisible — parce que les défis sont bien réels et méritent d’être reconnus. 

Percée DT1 tient à exprimer toute sa gratitude à Christine, Lujane, Meagan, Rodrigo et Tracey pour leur ouverture et leur générosité à partager leur vécu. Nous tenons également à adresser nos plus sincères remerciements à Mike Pivar et Peter Dreimanis — sans leur créativité, leur dévouement et leur sensibilité, ce projet n’aurait pas été possible. 

Nous espérons qu’Au-delà des chiffres suscitera non seulement des liens et de l’empathie, mais qu’il inspirera aussi des dialogues futurs — à la maison, dans les milieux de soins de santé et au sein de la communauté élargie.  

Vous pouvez voir leurs histoires ici.

Pour d’autres ressources, veuillez consulter le Répertoire, où vous trouverez des fournisseurs de soins de santé mentale ayant une formation spécialisée en diabète, à l’adresse repertoire.perceeDT1.ca ou notre page de ressources en santé mentale au. 

Célébrons nos incroyables bénévoles

La Semaine nationale du bénévolat se déroule du 27 au 3 mai 2025. Des organisations de tout le pays célèbrent les personnes qui donnent généreusement de leur temps et de leurs talents à leur communauté et aux causes qui leur tiennent à cœur.  

Le thème de la Semaine nationale du bénévolat pour 2025 est Le bénévolat fait des vagues. Comme l’explique Bénévoles Canada, ce thème :  Met en lumière le pouvoir, l’impact et l’importance des efforts bénévoles individuels et collectifs au Canada. Comme une vague, le bénévolat crée du mouvement. 

L’eau est toujours en mouvement. Elle s’écoule, se déplace et se transforme avec chaque vague ou ondulation. Il en est de même avec chaque contribution bénévole visant à améliorer nos collectivités.  

Qu’il s’agisse de gros ou de petits gestes, chaque effort bénévole individuel suscite un élan, a le pouvoir d’influencer et d’inspirer, et contribue à créer une vague de changement positif. 

Ce thème résonne avec l’histoire de Percée DT1. Notre organisation a été fondée par un groupe de parents dévoués, déterminés à trouver un remède pour leurs enfants vivant avec le diabète de type 1 (DT1). Grâce à leurs efforts, un élan s’est formé, entraînant des progrès remarquables dans l’amélioration de la vie quotidienne avec le DT1 et nous rapprochant toujours plus des thérapies de guérison pour cette maladie. 

Depuis trois ans, nous avons l’honneur et le privilège de célébrer nos bénévoles extraordinaires et leur soutien à la communauté du DT1 à travers nos Prix annuels du bénévolat. 

En 2024, nous avons été ravis de reconnaître les personnes, les comités de bénévoles et les entreprises qui ont fait preuve d’un engagement, d’un dévouement et d’un cœur incroyables pour soutenir notre objectif collectif d’un monde un jour libéré du DT1. 

Nos bénévoles sont la base de tout ce que nous faisons, et nous sommes ravis de vous présenter les lauréat·e·s des Prix du bénévolat Percée DT1 pour 2024. 

Félicitations à tous nos lauréat·e·s. Pour en savoir plus, veuillez visiter : https://www.flipsnack.com/jdrfaccelerate/nvw_2025_flipsnack_fr/full-view.html

Prix du bénévolat Percée DT1 Canada 2024

Prix Peter Oliver pour l’impact du bénévolat

Bénévole nationale de l’année

Comité national de l’année

Défenseure nationale de l’année

Bénévole nationale de la collecte de fonds de l’année

Entreprise partenaire nationale de l’année

Bénévole débutant national de l’année

Leader nationale de la jeunesse de l’année

Impact local : Bénévoles communautaires de l’année

Impact local : Ambassadeur de l’année

Impact local :  Partenaire commercial de l’année

Les visages de la Campagne pour accélérer de 100 millions $ : L’histoire de Lynn

D’injections d’insuline éprouvantes à la pompe qui lui a sauvé la vie

Lynn Cameron est une ardente défenseure au sein de Percée DT1, déterminée à faire bouger les choses pour la communauté du diabète de type 1 (DT1) au Québec, qui a désespérément besoin d’une couverture publique pour les dispositifs liés au DT1. Lynn vit avec cette maladie auto-immune depuis près de 60 ans, dont une grande partie sans accès à la technologie avancée essentielle à sa santé. Au cours des cinq dernières décennies de son parcours avec le DT1, elle a surmonté d’innombrables obstacles, aggravés par le fardeau de devoir se battre elle-même pour obtenir les soins qu’elle mérite.

Aujourd’hui âgée de 63 ans, Lynn ne bénéficie pas de la couverture publique du Québec en raison de la restriction d’âge imposée par le programme (réservée uniquement aux personnes inscrites avant l’âge de 18 ans, qui sont ensuite couvertes à vie). Elle fait donc partie des plus de 40 000 adultes de la province qui n’y ont pas droit. Cette iniquité repose uniquement sur l’âge au moment du diagnostic. Aucune personne vivant avec le DT1 ne devrait être pénalisée en raison de son âge ou de sa région. C’est pourquoi Lynn continue de prendre la parole pour défendre toutes les personnes vivant avec le DT1, afin que plus personne n’ait à vivre ce qu’elle a vécu. Elle espère que son témoignage contribuera à inspirer un changement essentiel.

Lynn ne se souvient pas de la vie avant le diabète de type 1. « Ça fait tellement longtemps que j’ai arrêté de compter. Je ne me souviens pas de ne pas être diabétique. J’étais jeune. Le seul souvenir que j’ai, c’est ma première injection d’insuline, que mon père m’a administrée », dit-elle.

En 1967, au moment de son diagnostic, les soins et la technologie liés au diabète étaient bien différents. Les seringues permettaient uniquement des doses entières, sans possibilité de demi-unités. Cela signifiait un contrôle réduit sur la quantité d’insuline qu’elle pouvait s’administrer, entraînant ainsi des fluctuations plus importantes de sa glycémie. De plus, les types d’insuline changeaient fréquemment, et Lynn dit avoir été allergique à l’une d’elles (qui n’est plus offerte aujourd’hui). À l’époque, les nutritionnistes n’étaient pas impliqués dans les soins, bien que le calcul des glucides et la compréhension de l’impact des aliments soient essentiels à la gestion du DT1. Tous ces éléments rendaient la vie de Lynn avec le DT1 extrêmement difficile.

« Quand j’ai reçu mon diagnostic, on m’a dit que je devais faire attention à ce que je mange, être active et tout faire comme il faut », explique Lynn. « Mais malgré tout ça, ma glycémie faisait toujours le yo-yo, et ce n’était pas parce que je ne faisais pas ce qu’il fallait. »

Ces défis ont varié au fil des ans, après une enfance difficile marquée par l’adaptation à la vie avec le DT1 et une chirurgie cardiaque subie à l’âge de 10 ans. À l’âge adulte, Lynn profitait de chaque occasion pour être active à l’extérieur, jusqu’à ce que les complications liées au diabète commencent à nuire à sa santé.

En 2012, Lynn a entamé des démarches pour obtenir une pompe à insuline après avoir enduré 45 ans d’injections multiples quotidiennes. Elle a déployé beaucoup d’efforts pour convaincre la RAMQ, le régime public d’assurance maladie du Québec, de couvrir les pompes à insuline. Ce n’est qu’en 2021, après neuf années de défense personnelle, que Lynn a finalement reçu sa pompe à insuline, couverte jusqu’en décembre 2025 — non pas par son propre gouvernement, mais par de donateurs d’une fondation hospitalière.

« Quand j’ai eu la pompe à insuline, les choses ont vraiment changé, et je me suis améliorée », dit Lynn. Depuis qu’elle utilise la pompe à insuline, sa glycémie s’est nettement améliorée.

Récemment, cette technologie lui a également permis de subir une deuxième chirurgie cardiaque, sans laquelle elle ne serait pas en vie aujourd’hui. Les médecins ne permettent pas toujours aux patient·es de porter leur pompe à insuline pendant une opération, ce qui constitue une avancée importante dans les soins du diabète au Québec. À son réveil après l’intervention, Lynn a été choquée de constater que sa glycémie était stable. Elle a demandé au médecin ce qu’il avait fait, et il a répondu que c’était la pompe à insuline, son organe externe, qui avait tout fait. « C’était un cadeau de vie », dit Lynn, « parce que si je n’avais pas été sous pompe à insuline, ils ne m’auraient pas opérée, et je ne serais pas ici. »

C’est pourquoi la défense de l’accès aux dispositifs qui sauvent des vies est si importante pour Lynn. Elle dit : « On est en 2025, ça ne devrait pas se passer comme ça. C’est pour ça que je fais ce que je peux avec Percée DT1 et que je donne de mon temps, à cause de leur mission. Je pense que les pompes à insuline seront temporaires pendant environ 10 ans, et qu’ensuite, on aura probablement une thérapie de guérison. »

Les efforts remarquables de Lynn incluent des rencontres avec des député·e·s de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale du Québec pour partager son histoire et faire pression en faveur d’une couverture des pompes à insuline pour les adultes — elle refuse de revenir aux injections multiples quotidiennes lorsque son financement expirera — ainsi que pour des milliers d’autres Québécois·es. Elle a décrit le fardeau des injections multiples quotidiennes, comme le fait d’avoir besoin de 21 aiguilles tous les trois jours, contre une seule avec la pompe, ainsi que l’augmentation du nombre de décisions quotidiennes, qui peut mener à plus d’erreurs dans la gestion du DT1. Lynn affirme son droit de vivre, en signalant à la province que cette situation porte atteinte à son intégrité et à sa dignité. Elle a aussi soutenu la campagne de rédaction de lettres de Percée DT1, contribuant à recueillir des signatures de soutien auprès de député·es locaux·les.

La résilience, la ténacité et le dévouement de Lynn envers sa communauté sont inspirants. Elle espère que le fait de partager son histoire et de plaider pour une meilleure couverture aidera d’autres personnes vivant avec le DT1.

Le financement des donateurs de Percée DT1 a contribué à presque toutes les grandes avancées dans le domaine du DT1 au cours des 50 dernières années. Les généreux donateurs de leadership qui investissent dans notre Campagne pour accélérer de 100 millions $ aident à assurer les découvertes futures en matière de DT1 tout en soutenant des efforts essentiels, comme ceux de Lynn, pour améliorer les soins pour toutes les personnes vivant avec le DT1.

Pour en savoir plus sur la façon de faire partie de cette précieuse communauté de philanthropes qui ont un impact concret pour la communauté du DT1, veuillez contacter :

Kim Lacombe 
Vice-présidente, Philanthropie
klacombe@breakthroughT1D.ca
438-814-1668

Fait au Canada

Le monde est en proie à de grandes incertitudes en ce moment. Les changements surviennent si fréquemment qu’il est parfois difficile de rester bien informé.  

Cependant, Percée DT1 Canada peut vous offrir une certitude : nos chercheurs financés par le Canada réalisent des progrès remarquables et font avancer la recherche sur le diabète de type 1 (DT1) à un rythme impressionnant.  

Aujourd’hui plus que jamais, la recherche progresse à une vitesse fulgurante. Et même si cet élan pourrait ralentir aux États-Unis, nous pouvons le maintenir ici au Canada et continuer à investir dans les découvertes scientifiques qui nous rapprochent des thérapies de guérison pour le DT1. 

Nous savons que de nombreuses personnes se posent des questions sur les effets que ces changements pourraient avoir sur la communauté du DT1, notamment en ce qui concerne les livraisons d’insuline, les dispositifs et autres fournitures de traitement du diabète essentielles. Soyez assurés que nous travaillons activement à recueillir les informations dès qu’elles deviennent disponibles, et que nous continuerons à faire preuve de transparence et à informer la communauté au fur et à mesure.  

On dit souvent que chaque défi peut être une occasion à saisir. C’est l’approche que nous adoptons chez Percée DT1 Canada. 

Le Canada abrite des chercheurs de renommée mondiale spécialisés dans le DT1. C’est au Canada que l’insuline et les cellules souches ont été découvertes, et que le protocole d’Edmonton a été mis au point. Voilà pourquoi nous croyons qu’une thérapie de guérison pour le DT1 « faite au Canada » peut également être découverte ici, chez nous. 

Nous sommes le plus important bailleur de fonds philanthropique de la recherche sur le DT1 au pays. Chaque année, grâce à nos donateurs, nous sommes en mesure de financer des projets qui ont un fort potentiel d’impact, plutôt que de disperser les ressources dans une multitude de petites initiatives. 

Nous mettons tout en œuvre pour que chaque don compte, notamment en misant sur nos partenariats stratégiques comme le Partenariat pour vaincre le diabète IRSC-Percée DT1, ou encore nos collaborations avec la Fondation Brain Canada et le Réseau de cellules souches (RCS). 

Notre organisation a contribué à presque toutes les grandes percées scientifiques dans le domaine du DT1 au cours des 50 dernières années, ce qui témoigne d’un parcours exceptionnel.  

Et nous savons que rien de tout cela ne serait possible sans le soutien de nos défenseur·es d’intérêts et de nos bénévoles. C’est pourquoi nous défendons activement, aux côtés de la communauté canadienne du DT1, l’accès équitable aux traitements, aux dispositifs, au financement de la recherche, aux approbations réglementaires en santé et plus encore, auprès des trois paliers de gouvernement. En cette année électorale fédérale, nous redoublons d’efforts : nos bénévoles de partout au pays font valoir notre mission commune auprès de leurs député·es par des rencontres en personne, des lettres et des campagnes sur les médias sociaux.  

Depuis 2019, notre campagne Accès pour tous vise à convaincre les gouvernements provinciaux d’offrir un accès plus équitable aux dispositifs de traitement du diabète, y compris les insulines, les pompes à insuline et les technologies telles que les dispositifs de surveillance du glucose en continu. 

Vous pouvez consulter les données les plus récentes sur la couverture ici : https://perceedt1.ca/defense-dinterets/accespourtous/carte-des-couvertures/ 

Les résultats de notre financement de la recherche 

Les résultats de notre façon d’investir les dons, ainsi que l’impact de ces investissements, parlent d’eux-mêmes : 

Protocole d’Edmonton  

  • Le Dr James Shapiro (Alberta) a dirigé l’équipe clinique qui a mis au point le révolutionnaire « protocole d’Edmonton » pour la greffe réussie d’îlots de Langerhans, publié pour la première fois en 2000 avec le soutien de Percée DT1 (auparavant FRDJ). Le Canada est l’un des rares pays au monde où la transplantation clinique d’îlots de Langerhans est possible en dehors du cadre de la recherche. 

Thérapies modificatrices de la maladie 

  • Nous investissons dans la recherche sur des thérapies capables de ralentir ou d’arrêter la progression de la maladie – et non seulement d’en traiter les symptômes.  

Remplacement des cellules bêta 

  • Au début des années 2000, Percée DT1 a commencé à investir considérablement dans la recherche sur le remplacement des cellules bêta afin d’aider l’industrie à mettre au point des approches pour remplacer les cellules productrices d’insuline perdues chez les personnes atteintes du DT1. 
  • Le Dr Timothy Kieffer (C.-B.) a été l’un des premiers chercheurs au monde à montrer en 2014 que les cellules souches humaines peuvent être différenciées en cellules productrices d’insuline répondant au glucose. La procédure mise au point par ces chercheurs a ouvert la voie aux essais cliniques actuellement en cours. 
  • Les avancées en matière de thérapies à base de cellules souches pour le DT1 se poursuivent ici même, au Canada. Les essais de Vertex ont jusqu’à présent fait état d’une réduction des besoins en insuline chez plusieurs participants à l’essai, dont trois qui ne prennent plus du tout d’insuline, et n’ont pas soulevé de problèmes de sécurité.  

En chiffres 

  • Percée DT1 Canada s’engage à faire progresser l’excellence en recherche pour toutes les personnes vivant avec le DT1, partout au pays : 
  • 70 subventions de recherche actives au Canada  
  • 10 essais cliniques financés par Percée DT1 actifs au Canada  
  • 10 M$ dans les recherches sur le DT1 au Canada en 2024  

Nous savons que la recherche fonctionne 

Les percées transformatrices que Percée DT1 a contribué à financer — qu’il s’agisse de diagnostics, de médicaments ou de dispositifs — permettent aujourd’hui aux personnes vivant avec le DT1 de vivre plus longtemps et en meilleure santé. Au cours des 50 dernières années de progrès, 25 ans ont été ajoutés à la durée de vie d’une personne recevant les soins les plus récents au Canada. 

Ensemble, avec la communauté canadienne du DT1, nous restons solidaires 

Le Canada continue de jouer un rôle de premier plan dans l’évolution du paysage de la recherche sur le DT1, dans le monde entier. Nous voulons continuer de mettre en lumière la recherche menée par des équipes canadiennes et nos efforts de défense d’intérêts pour veiller à ce que les personnes vivant avec le DT1 ne soient ni oubliées ni laissées pour compte.  

Nous sommes profondément reconnaissants envers nos donateurs, qui continuent de soutenir ce travail essentiel en ces temps incertains. Il est crucial de poursuivre nos investissements dans la recherche canadienne novatrice sur le DT1 et de veiller à ce que le rythme des progrès ne ralentisse pas. 

C’est ensemble que nous ferons la différence.  

Mise à jour excitante sur les recherches liées à un dispositif conçu au Canada 

La Dre Mahla Poudineh (Université de Waterloo), en collaboration avec la Dre Leyla Soleymani (Université McMaster) développe un moniteur de cétone portable en continu, capable de détecter une condition potentiellement mortelle qu’on appelle acidocétose diabétique (ACD). Ce dispositif allie une biologie novatrice (mesure des cétones) à une ingénierie innovante (micro-aiguilles en hydrogel) pour créer un appareil révolutionnaire : l’Aptalyzer portable. 

Biologie : Semblable à un moniteur de glucose en continu (SGC), cet appareil détectera des biomarqueurs dans le liquide interstitiel sous la peau.  La Dre Poudineh et son équipe travaillent à calibrer l’appareil afin qu’il puisse reconnaître et mesurer en temps réel les niveaux de cétone — une mesure qui, à l’heure actuelle, ne peut être effectuée que par des tests urinaires. 

Ingénierie : Le timbre d’un centimètre de la Dre Poudineh offre une solution portable permettant une surveillance continue et en temps réel des biomarqueurs, sans l’inconfort associé aux méthodes actuelles d’insertion de canule. Son timbre breveté est composé de 100 « micro-aiguilles souples » en hydrogel, appliquées sur la peau comme un pansement. Les micro-aiguilles pénètrent la peau de seulement quelques millimètres, ce qui leur permet d’atteindre le liquide interstitiel et de gonfler afin d’augmenter leur surface de contact.   

Ensemble, la Dre Poudineh et la Dre Soleymani ont fondé une entreprise – Aptec – afin de commercialiser cette technologie et de la rendre accessible aux personnes vivant avec le DT1. 

Timbre à micro-aiguilles de la Dre Poudineh

Nouvelle subvention : Nous sommes ravis d’annoncer l’octroi d’une deuxième subvention de la part de Percée DT1 à cette équipe dynamique, qui lui permettra d’élargir ses travaux afin de développer un moniteur d’insuline en continu en utilisant les mêmes méthodes. Cela permettrait aux personnes vivant avec le DT1 de connaître en temps réel la quantité d’insuline présente dans leur organisme — souvent appelée « insuline active » — et d’ajuster plus efficacement leur traitement en fonction des repas ou des activités à venir.  

Visionnez cette vidéo pour en savoir plus :  https://www.linkedin.com/posts/uwaterloo_painless-diabetes-patch-to-replace-needle-activity-7306675563232907265-l1BV?utm_source=share&utm_medium=member_desktop&rcm=ACoAAA2JPFsBifZfTB213DnRbGd_UixBgd0NReg 

Percée DT1 Canada félicite les Dres Poudineh et Soleymani pour leurs récents accomplissements. 

La Dre Mahla Poudineh fait des vagues dans le domaine des dispositifs médicaux et a récemment été nommée titulaire d’une Chaire de recherche du Canada de niveau 2 dans le domaine des dispositifs bionanotechnologiques de surveillance de la santé.  

La Dre Leyla Soleymani est titulaire d’une Chaire de recherche du Canada dans le domaine des dispositifs biomédicaux miniaturisés et a récemment reçu la prestigieuse bourse Dorothy-Killam

Leurs travaux contribueront à améliorer considérablement la vie quotidienne des personnes atteintes de DT1, tout en nous permettant de trouver des thérapies de guérison. 

Mise à jour importante sur les essais de Vertex 

La thérapie à base de cellules souches constitue un vaste domaine de recherche sur la guérison du DT1. L’objectif de cette approche est d’utiliser les cellules souches comme une source renouvelable de cellules productrices d’insuline qui, une fois transplantées, remplaceraient les cellules bêta détruites chez une personne atteinte de DT1, lui permettant ainsi de produire à nouveau de l’insuline. Cela permettrait de réduire ou d’éliminer la quantité d’insuline externe nécessaire à une personne atteinte de DT1 (par injection, stylo ou pompe) pendant des mois, voire des décennies. 

Vertex a mené deux essais cliniques actifs pour la thérapie cellulaire du diabète de type 1 : VX-880 (FORWARD) et VX-264 (UPWARD). Vendredi, Vertex a publié un communiqué de presse avec des mises à jour sur ses produits pour le diabète de type 1 (DT1).  

Après examen, Vertex ne poursuivra pas le programme de développement clinique pour le VX-264. Le VX-264 était la thérapie à base de cellules d’îlots de Langerhans encapsulées de Vertex qui ne nécessite pas de médicaments immunosuppresseurs. Et bien qu’elle ait été généralement sûre et bien tolérée lors des essais cliniques, elle n’a pas atteint le critère principal d’efficacité, tel que mesuré par le peptide C, un biomarqueur des niveaux d’insuline. Cela signifie que les cellules implantées ne produisaient pas suffisamment d’insuline pour justifier la poursuite des essais cliniques. Actuellement, le peptide C est la meilleure mesure pour déterminer si l’insuline est produite chez l’homme. 

Dans le cas du VX-264, les cellules productrices d’insuline étaient placées dans un dispositif protecteur, puis implantées dans le corps. L’analyse des dispositifs d’encapsulation est en cours et pourrait éclairer les stratégies et approches futures. 

Le produit VX-880 a été renommé zimislecel.  Cet essai se poursuit comme prévu, et une demande d’homologation est prévue pour 2026. L’essai pivot de phase 1/2/3 pour le zimislecel se poursuit et respecte le calendrier prévu pour l’inscription des participants et l’administration des doses.   Le zimislecel est la thérapie cellulaire de Vertex destinée aux personnes souffrant d’épisodes sévères d’hypoglycémie (faible taux de glucose dans le sang). Il nécessite l’utilisation d’immunosuppresseurs. 

Les résultats de l’essai en cours avec le VX-880 ont démontré une efficacité et une sécurité prometteuses chez toutes les personnes ayant reçu le traitement. Vertex collabore étroitement avec les autorités réglementaires du monde entier en vue de la soumission et renforce ses capacités de fabrication et de commercialisation afin d’être prête pour le lancement du médicament. 

Vertex demeure résolue à développer des thérapies pouvant offrir des « bienfaits transformationnels » à la communauté du DT1 et explore d’autres moyens de protéger les cellules sans recourir à l’immunosuppression standard. Cela comprend des protocoles d’immunosuppression alternatifs, des thérapies à base de cellules d’îlots de Langerhans fabriquées et modifiées génétiquement pour être hypo-immunes, ainsi que de nouveaux dispositifs pour encapsuler les cellules d’îlots.   

 Il n’existe toujours aucune thérapie cellulaire fabriquée qui soit approuvée pour les personnes vivant avec le DT1. Mais il est très encourageant de voir que Vertex se prépare à soumettre une demande d’homologation l’an prochain et se prépare au lancement commercial. 

Développer des thérapies cellulaires qui rétablissent la production d’insuline sans recourir à l’immunosuppression standard est au cœur du portefeuille de thérapies cellulaires de Percée DT1 et constitue un axe clé de notre stratégie de financement.  

L’abandon du VX-264 souligne l’importance de l’approche globale de Percée DT1, qui vise à explorer plusieurs stratégies pour protéger les cellules sans recourir à l’immunosuppression traditionnelle, y compris celles mises en œuvre par Vertex. 

Qu’est-ce que cela signifie pour les Canadiennes et Canadiens vivant avec le DT1? 

Pour que la thérapie cellulaire soit largement accessible aux personnes atteintes du DT1, le produit cellulaire doit à la fois être efficace et fonctionner sans ou avec des traitements immunosuppresseurs minimaux. Une partie du processus de recherche consiste à s’adapter et à changer d’orientation en fonction des résultats, afin de progresser vers l’objectif final – dans ce cas-ci, des thérapies cellulaires sûres, bien tolérées et, idéalement, sans besoin d’immunosuppression.  

Percée DT1 Canada continuera de surveiller les résultats et de fournir des mises à jour dès qu’ils seront rendus publics. 

Publication de nouvelles lignes directrices de pratique clinique pour le diabète de type 1 

Le 27 mars 2025, Diabète Canada a publié une mise à jour des lignes directrices de pratique clinique pour la gestion de la glycémie tout au long de la vie pour les personnes atteintes de diabète de type 1.  

Que sont des lignes directrices de pratique clinique et que signifient-elles pour les personnes atteintes de diabète de type 1 (DT1)? 

Les lignes directrices cliniques sont les principes directeurs qui permettent aux professionnels de la santé de se tenir au courant des pratiques optimales en matière de gestion et de soins des personnes atteintes de toutes les maladies, y compris le diabète de type 1. Au fur et à mesure que les recherches progressent, tant pour les médicaments que les dispositifs, les cliniciens et les experts dans le domaine du diabète se réunissent pour discuter des meilleures données disponibles et élaborer ou mettre à jour les lignes directrices afin d’optimiser les soins.  

Connaître vos objectifs en matière de diabète dans le contexte de votre vie et de votre situation est la première étape pour décider des options de traitement avec votre équipe soignante. Lorsque vous prenez en charge votre DT1 ou celui d’un membre de votre famille, il est important de vous rappeler que vos objectifs glycémiques doivent être conçus pour s’adapter à votre vie et que les conversations avec votre prestataire de soins de santé vous aideront à comprendre les risques, les avantages et les considérations de toutes les options de traitement offertes.  

La mise à jour des lignes directrices ce mois-ci, la première mise à jour complète depuis 2018, est particulièrement intéressante. Elle met non seulement l’accent sur la gestion des taux de glucose tout au long de la vie, reconnaissant que les enfants, les adolescents et les adultes peuvent tous être atteints de DT1, mais comprend également deux importants et passionnants aspects. 

Quelles sont les nouvelles mises à jour et quel est leur impact sur les Canadiennes et les Canadiens atteints de DT1? 

Un système AAI est un dispositif qui ajuste automatiquement l’administration d’insuline en fonction des taux de glycémie, lesquels sont mesurés par un dispositif de surveillance du glucose y étant relié. On lui a aussi attribué le nom de pancréas artificiel ou de système hybride en boucle fermée, mais la désignation AAI est la terminologie clinique qui a été retenue. 

Les nouvelles lignes directrices recommandent désormais que l’insuline soit idéalement administrée à l’aide d’une pompe à insuline reliée à un glucomètre continu et que ces dispositifs soient offerts à toutes les personnes atteintes de DT1, à condition qu’elles soient disposées à porter le dispositif et à le faire fonctionner : 

Les systèmes d’administration automatisée d’insuline (pompe à insuline et glucomètre continu y étant relié) constituent la méthode de traitement privilégiée pour toutes les personnes afin d’optimiser la glycémie et/ou leurs résultats individuels, à condition qu’elles soient prêtes à porter les dispositifs et capables de les faire fonctionner. 

    Le changement de paradigme est important, car auparavant, on pensait que seules les personnes ayant atteint leurs objectifs glycémiques pouvaient bénéficier de cette technologie avancée. Les systèmes AAI sont bénéfiques pour diverses personnes, quels que soient leurs taux de glucose de base ou de départ, leur âge ou leur statut socio-économique, par exemple. Autrement dit, nous devons changer cette mentalité qui suppose qu’une personne atteinte de DT1 doit « mériter » un système AAI avec une gestion déjà relativement stable. 

    Il a été démontré que les systèmes AAI permettent de maintenir des taux de glucose stables et dans un écart plus sain, tout en améliorant le sommeil et allégeant le fardeau de la gestion quotidienne du diabète (diminuant la peur de l’hypoglycémie et la détresse diabétique, et am la gestion quotidienne du diabète (diminuant la peur de l’hypoglycémie et la détresse diabétique, et améliorant la qualité de vie en général). 

    Traitements d’appoint pour les personnes atteintes de DT1

    La deuxième recommandation digne d’intérêt est la première du genre à l’échelle mondiale : les traitements d’appoint peuvent désormais être envisagés pour les adultes atteints de DT1, sur la base d’une prise de décision partagée avec le prestataire de soins. De nombreuses recherches ont démontré la sécurité et l’efficacité de ces agents non insuliniques, comme la metformine, les agonistes des récepteurs du peptide-1 de type glucagon (GLP1-RA) ou les inhibiteurs des cotransporteurs sodium-glucose de type 2 (iSGLT2), ou ce que vous connaissez peut-être sous le nom d’Ozempic, Wegovy et autres agonistes du GLP-1, dans le cas du diabète de type 1 pour réduire le taux A1c, le poids corporel et les doses d’insuline, lorsqu’ils sont ajoutés à l’insuline. 

    Il est important de reconnaître l’autonomie individuelle des personnes vivant avec le DT1 et bien que cette recommandation ne soit pas une recommandation de traitement forte, comme le suggèrent les auteurs, il s’agit d’une recommandation conditionnelle qui permet aux personnes atteintes de DT1 de prendre en compte leurs objectifs de santé individuels et de demander les traitements qui leur conviennent le mieux :

    Chez les adultes, un traitement d’appoint, comme la metformine, les agonistes des récepteurs du peptide-1 de type glucagon (GLP1-RA) ou les inhibiteurs des cotransporteurs sodium-glucose de type 2 (iSGLT2), peut être envisagé en plus de l’insuline afin d’atteindre les objectifs individuels du traitement tout en utilisant des stratégies favorisant la sécurité, l’efficacité et la tolérabilité de ces médicaments.

      Percée DT1 Canada se réjouit de la mise à jour de ces lignes directrices cliniques qui permettront aux personnes atteintes de DT1 d’avoir des conversations importantes avec leur(s) prestataire(s) de soins de santé afin de discuter des meilleures options pour leurs soins. Nous continuerons de militer en faveur de la couverture de ces traitements et dispositifs afin d’assurer que toutes les personnes ont accès aux traitements et aux dispositifs qui répondent à leurs besoins individuels en matière de santé.

      Le choix du patient est primordial en ce qui concerne les dispositifs, les traitements, les insulines et les systèmes d’administration d’insuline pour le diabète. À cet égard, Percée DT1 continuera de défendre la cause et de travailler avec la communauté du DT1 pour assurer un meilleur accès, un prix abordable et un éventail de choix plus large pour les Canadiennes et les Canadiens atteints de DT1.

      Si vous souhaitez en savoir plus sur la mise à jour des lignes directrices, les dispositifs d’administration automatisée d’insuline ou les traitements d’appoint, n’hésitez pas à consulter votre professionnel de la santé spécialisé en diabète.

      Image reproduite dans son intégralité à partir de Halperin, Wicklow, Amed, et al., au nom du Comité directeur des lignes directrices de pratique clinique de Diabète Canada (2025), Revue canadienne du diabète, 49, 5–18. https://www.canadianjournalofdiabetes.com/article/S1499-2671(25)00001-2/fulltext. Le texte dans l’image a été traduit en français.

      Faites entendre votre voix lors de ces élections fédérales

      Les élections fédérales canadiennes sont en cours, et Percée DT1 Canada demande à ses défenseurs du DT1 partout au pays de s’unir et de s’assurer que les recherches et la couverture des dispositifs font partie de la discussion.

      On estime à 300 000 le nombre de personnes qui vivent avec le diabète de type 1 (DT1) au Canada, et le nombre de diagnostics augmente plus rapidement que la croissance de la population générale. Plus de 70 % des nouveaux diagnostics de DT1 concernent des adultes et plus de 80 % des Canadiennes et des Canadiens atteints de DT1 sont âgés de plus de 18 ans.

      Les recherches donnent des résultats : au cours des 50 dernières années de progrès, 25 ans ont été ajoutés à la durée de vie d’une personne atteinte de DT1 en plus de recevoir de meilleurs soins au Canada. Le Canada est un leader mondial dans les recherches sur le DT1, de la découverte de l’insuline et des cellules souches, à la création du protocole d’Edmonton (méthode d’implantation d’îlots pancréatiques pour traiter le DT1). Percée DT1 a joué un rôle central dans presque toutes les grandes percées historiques dans le domaine du DT1 – de la création du taux HbA1c (mesure de la glycémie) il y a plus de 40 ans, aux progrès récents comme les pancréas artificiels et les systèmes hybrides en boucle fermée.

      Nous aidons actuellement à financer 65 subventions de recherche actives au Canada, pour une valeur totale de 63,9 millions de dollars. Nous investissons dans les recherches les plus prometteuses (p. ex., recherche sur de nouveaux traitements qui peuvent stopper l’auto-immunité, sur des thérapies à base de cellules souches qui peuvent rétablir la production d’insuline et sur des technologies plus précises pour améliorer l’autogestion du diabète).

      Notre travail de défense d’intérêts a donné lieu à un meilleur accès aux dispositifs dans toutes les provinces et les deux territoires, à l’admissibilité automatique au crédit d’impôt pour personnes handicapées et à 30 millions de dollars de financement gouvernemental pour les recherches sur le DT1 dans le cadre du Partenariat pour vaincre le diabète Percée DT1-IRSC.

      Des progrès considérables ont été réalisés, mais nous ne nous arrêterons pas tant que nous n’aurons pas atteint notre objectif ultime de trouver des thérapies de guérison pour le DT1 et de vivre dans un monde sans cette maladie.

      C’est pourquoi nous avons besoin de votre aide, pour faire en sorte que les questions concernant la communauté du DT1 soient au premier plan de ces élections. Envisagez de rencontrer vos candidats locaux, de parler de votre parcours avec le DT1 et de militer en faveur du soutien du fédéral aux recherches essentielles sur le DT1.

      Pour aider les bénévoles à rencontrer les candidats locaux, Percée DT1 Canada organisera un webinaire dans les deux langues officielles afin de parler des pratiques optimales et de la façon d’avoir le plus d’impact possible sur les candidats. Il s’agit notamment d’informations sur l’endroit où trouver les candidats, sur la manière de les contacter, sur le message que nous transmettons et sur ce que les candidats peuvent faire pour montrer leur soutien à la communauté du DT1 au Canada.

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      De plus, nous avons mis au point un formulaire en ligne simple pour aider les gens à écrire une lettre aux candidats et à militer en faveur d’un soutien fédéral accru à la communauté du DT1. Après avoir rempli ce formulaire, une lettre personnalisée sera envoyée et adressée aux candidats locaux au poste de député dans chaque circonscription, soulignant la nécessité de donner la priorité aux recherches sur le DT1 et sollicitant leur appui à la communauté du DT1. Nous invitons toute personne touchée par le DT1 à participer et à partager ce message avec ses amis et sa famille afin de lui donner encore plus de force.

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      Ensemble, nous pouvons sensibiliser les gens aux problèmes auxquels les personnes atteintes de DT1 font face dans ce pays et veiller à ce qu’elles restent au premier plan des préoccupations de ceux et celles qui nous représenteront après les élections.

      Pour toute question ou du soutien, veuillez contacter Joey Wong à jwong@breakthroughT1D.ca

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